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Les promenades de Bergisel

Je vous propose quelques impressions de mes voyages et visites, illustrées par mes photographies. Avec pour toile de fond : l'Histoire.

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Et maintenant ?

Petite citation pédagogique :

"Dieu se rit de ceux qui déplorent les conséquences alors qu'ils en chérissent les causes"
Bossuet

 

Au lendemain du Dimanche 11 janvier 2015, que d'aucuns qualifient comme la journée historique la plus importante depuis la Libération, et à laquelle on attribue les mots clés "Liberté et "République" on doit se poser la question et maintenant ?  D'autres et parfois les mêmes déclarent de manière quasi péremptoire que "rien ne sera plus comme avant", une expression qui me fait remonter des souvenirs, comme du déjà entendu depuis que je suis d'un âge où on comprend les choses sérieuses, en gros depuis que je suis adolescent.

 

Hier nous avons communié dans l'espoir et le recueillement en tout cas pour moi, et en ce qui me concerne, dans la réflexion aussi sur nos échecs accumulés, nos reniements, nos abandons. Il ne suffit pas de crier "Liberté", "Charlie", et de décliner les slogans préparés à l'avance mais aussi spontanés, formatés dans une charge émotionnelle, très compréhensible, à la suite des événements dramatiques des jours précédents, pour donner un sens aux lendemains. Pour beaucoup le 11 janvier 2015 est un point d'orgue. Nombreux dans la foule de Paris mais aussi dans les rassemblements de province aurons retenu que tout cela c'était pour se battre pour la liberté d'expression. Je serais tenté de dire "que ça" alors même que c'est bien plus que cela. Exprimer que les manifestants étaient présents là pour la "Liberté" et la "République" c'est important, certes, encore faut-il donner du contenu à ces mots, réfléchir à ce que nous voulons faire pour sauver cette "Liberté", cette "République", bafouée elle-même, violée par ceux-là mêmes qui en ont la responsabilité publique et parfois par nous-mêmes citoyens.  J'ai entendu, j'ai lu ici ou là que nous devions songer à l'avenir de nos enfants, de nos petits-enfants.... là aussi il faut donner du corps à cette pensée immédiate. Il est bien entendu qu'il y a de ça. Mais comment faire ? que met-on dans cette enveloppe "l'avenir". Il ne s'agit plus de rêver ! Nous ne pouvons pas faire table rase du passé comme si nous étions devant un territoire tout neuf, une étendue vierge, nous ne pouvons pas passer par pertes et profits, nos échecs, j'y reviens, et nos reniements mais aussi notre incapacité à intégrer des populations arrivées en France bien souvent parce qu'il y avait de la lumière.

 

Même si on observe dans ces populations de brillantes réussites dans celles que nous avons accueillies ou qui se sont invitées elles-mêmes, il n'en reste pas moins qu'il y a des échecs. Et bien souvent pas n'importe quels échecs. On le voit. Et ne datons pas cela d'avant-hier comme beaucoup le font. c'est commode. La question se pose depuis des années sans que personne ne trouve une solution ou n'éprouve la volonté de rechercher une solution ! Pour faire court nous constatons un épiphénomène violent, criminel, comme si un volcan avait surgi à la surface de l'océan. "Rien ne sera comme avant !" certes il y a un avant et un après mais que fait-on de ce facteur : tous ces jeunes perdus qui sont plus tentés par le "djihad" que par notre modèle de société qui s'appuie sur les valeurs républicaines. Posons-nous la question : qu'avons-nous fait nous-mêmes de ces mêmes valeurs ? Interrogeons-nous sur l'éducation de ces enfants. Education familiale bien  entendu mais aussi sur les bases fondamentales de connaissances que nous devons leur transmettre. Autant le dire je n'ai pas de solution clé en main mais je m'appuie sur une connaissance assimilée sur le terrain, et non pas ingérée dans des amphis ou en fréquentant le microcosme politique qui est parfois, pour ne pas dire souvent, très occupé à nager dans la vanité et l'auto-satisfaction.

Je fais un retour dans un passé récent :

 

J'ai eu la chance de croiser un journaliste Christian Jelen, qui travaillait au Point après avoir écrit pour le Nouvel Observteur. J'ai dans ma bibliothèque ses ouvrages, lus, relus annotés comme tant d'autres. Ce n'est pas ma bible car j'ai eu et j'ai d'autres lectures que j'ai confrontées à mon expérience, à mes constats. Méfions-nous au passage de ce mot "expérience" qui est aussi, parfois, dit-on, la somme de nos erreurs !

Quand on recherche les dates d'édition de ces ouvrages on constate que le sujet posé ne date pas d'hier, ni d'avant-hier... mais remonte à une trentaine d'années. Et encore, comme on dit je suis gentil ! J'ai retrouvé dans mes disques durs d'archivage une fiche de lecture que j'avais rédigée au milieu des années 2000 alors que je travaillais depuis près de quinze années à lutter contre la délinquance et la criminalité dans des zones qui étaient déjà, pour certaines, des zones de non-droit .

""""Trois ouvrages de Christian Jelen : « La famille, secret de l'intégration », « Les casseurs de la République » et « La guerre des rues ».On ne peut pas comprendre ce qui se passe actuellement dans de nombreuses banlieues françaises si l'on n'a pas lu les ouvrages d'enquête de Christian Jelen, journaliste au « Point », spécialiste des problèmes de société et d'immigration.

Ce qu'écrit Jelen n'est pas politiquement correct. Il a regardé les statistiques, s'en est procuré plusieurs, il est allé dans les banlieues, a fait des enquêtes, a rencontré des victimes et des fauteurs de troubles. Les analyses des politiques de droite et de gauche ont souvent été démenties par les faits. Ils ont réduit les premières émeutes du début des années 1980 au dérapage de quelques « allumés ». Lorsque l'affaire devient plus sérieuse, aux alentours des années 1990, ils croient aux seules vertus de la « prévention », du « développement social » et de l' « insertion ». Faute de bon diagnostic, le nombre de quartiers qualifiés de dangereux est en constante augmentation. Ces élus ont eu peur de reconnaître que la délinquance est l'œoeuvre d'une minorité de jeunes Français, qu'il s'agit là d'un problème d'intégration et non pas d'une « faute » de la société.

Pour Christian Jelen, montrer les faits est un devoir du journaliste enquêteur. Et ce sont justement ces faits que les politiques refusent de voir. Jelen montre, exemples à l'appui, que ce ne sont pas seulement les cadres de vie qui incitent à la violence. A Strasbourg où des voitures sont brûlées toutes les nuits avec un pic lors de la Saint-Sylvestre, on ne trouve pas des barres en béton ou des tours abîmées. Au contraire, les espaces verts abondent, ainsi que les équipements socioculturels. Pourtant, les violences sont au-dessus de la moyenne nationale. A contrario, dans le Nord-Pas-de-Calais où de nombreuses banlieues sont hideuses, avec un taux de chômage deux fois plus élevé qu'à Strasbourg, les statistiques de la délinquance sont en dessous de la moyenne nationale.

Jelen dénonce aussi les innombrables politiques publiques soldées par autant d'échecs. Depuis que Mitterrand a déclaré après les émeutes de Vaulx-en-Velin de 1990 qu' « il y a de bonnes raisons au pillage et au saccage » et a inauguré un plan de la ville, de multiples plans ont vu le jour : plan Delebarre, plan Tapie, plan Raoult en 1995, plan Sueur, plan Bartolone en 1998 et plan Borloo en 2004. Des milliards de francs et d'euros ont été déversés sur les « zones urbaines sensibles ». En pure perte, puisque la délinquance n'a cessé d'augmenter.

Et Jelen montre, toujours exemples à l'appui, que les équipements d'Etat, centres sportifs, maisons de la culture, services publics, transports, ne font pas du tout défaut dans les quartiers sensibles. Au contraire, ces quartiers en sont souvent mieux pourvus que d'autres. La violence ne découle pas d'un problème d'ennui mais d'une déculturation et d'un désintérêt pour la culture et le savoir. Les « jeunes » s'ennuient parce qu'ils ne s'intéressent à rien et, comme ils ne risquent pas grand-chose, ils préfèrent casser ou brûler des voitures.

Villepin continue cette politique. Encore un « plan social pour les banlieues », 15 nouvelles zones franches alors que l'on connaît l'échec de ces zones, un nouveau « machin administratif », l'Agence pour l'égalité des chances, alors qu'il existe déjà de nombreux organismes publics et para-publics qui font la même chose (comme la Haute Autorité de lutte contre les discriminations), l'ANPE mise à contribution alors que son échec au plan national est connu de tous et, enfin, 100 millions d'euros distribués aux associations sans aucun plan, évaluation ou étude des besoins. Par ailleurs, l'argent des associations en France représente environ 45 milliards d'euros par an sans savoir exactement où va l'argent….""""

 

Il faut bien se remettre en tête que d'autres événements sont survenus depuis ce résumé qui peut paraître incomplet, mais il ne s'agit que d'une fiche de lecture. Il faut appuyer sur plusieurs aspects qui sont des points incontournables : l'éducation familiale, l'acquisition des connaissances fondamentales de base. Je ne suis pas surpris que des jeunes partent à la dérive lorsqu'ils vivent dans des milieux où les mères, bien souvent, ne sont là que pour faire la cuisine et enfanter. Le poids des fameuses traditions les maintient dans l'ignorance... les pères sont souvent courageux mais ceci ne les exempte pas d'être sans emploi ... les filles comme les mères restent soumises au carcan patriarcal. L'esclavage commence dans la famille. Il est évident que pour elles l'échappatoire ce sont les études où elles réussissent, quand cela leur est permis, brillamment. Pour les autres c'est la soumission, les sévices physiques, voire sexuels, quand elles ne respectent pas les codes. La première discrimination est dans la famille.

 

Pour les garçons les perspectives d'avenir se trouvent souvent dans l'économie souterraine où l'argent facile circule sans grande difficulté pour l'acquérir,  tant les marchandises sont là à portée de main : stupéfiants, marchandises colées et revendues. Mais pour appuyer ces flux il faut aussi des armes. Les mères sont très fières de leurs garçons qui réussissent ne s'interrogeant pas plus sur la présence d'un cabriolet BMW symbole d'un statut d'intégration mal analysé !

Pour d'autres c'est l'endoctrinement auprès de prédicateurs autoproclamés. On apprend le Coran à travers des extraits soigneusement choisis, souvent traduits. Quand on est illettré en français il n'est pas dit qu'on sache lire et écrire la langue arabe. Des esprits faibles sont tentés par la promesse, pas tant d'une vie matérielle meilleure, mais du paradis des Martyrs.

Quand on ne s'occupe pas de ses problèmes, d'autres le font à notre place avec les résultats qu'on connaît !

Il faut rappeler quand même que le principe de laïcité est rejeté par les intégristes musulmans ! Il en est de même pour la liberté. Ils n'en ont que faire et si j'ose dire pour eux c'est du "Chinois" !

Alors je veux bien qu'on crie les mains agitées "LIberté" et qu'on m'envoie à la figure "la République" mais il faut donner du contenu à ces notions. Pas à moi mais à ces jeunes ! Un ami m'a pratiquement expliqué que les rassemblements trouvaient leur fondement dans ces deux notions. Oui et alors ? C'est à ces jeunes qu'il faut l'expliquer !

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T
100% . Il y a 35 ans, j'ai planché dans une certaine école pour maintenir l'ordre ou plutôt rétablir l'ordre en ville. Maintenant je m'amuser à marcher pour crier que ma Liberté est en danger . Bientôt je n'aurai plus à marcher et je crois bien que je partirai en ayant à l'esprit que mes descendants seront dans le désespoir et je n'ose pas y penser aussi je caricature CHARLIE allo charlie, charlie .
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G
Tu as parfaitement résumé la situation. Il ne suffit pas de chanter l'hymne national et de porter l'inscription &quot;je suis Charlie&quot; pour que la vie retourne à la normalité. <br /> <br /> Il est impératif de chercher les causes et les raisons et dans ce context je pense au dicton : tous les musulmans ne sont pas des terroristes mais tous les terroristes sont des musulmans.<br /> D'autre part, il serait utile de s'intéresser à la question comment on vit dans un pays où les musulmans sont dans la majorité, l'Egypte, le Pakistan, l'Afghanistan, La Mauritanie etc. <br /> <br /> Georg
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