Poulet fermier aux mirabelles de Lorraine (Crédits photo : Nicole PASSIONS) C'est le temps des mirabelles, fruit d'or emblématique de la Lorraine ! La saison est courte, alors autant en profiter ...
Fabriquées avec du bois, les chaussures Devich ne laissent personne indifférent. A l'origine portées par les paysans dans les champs, elles existent ici en version sandales, sabots, bottes ou en...
Dieu sait que j'ai aimé ça, les informations venues de toutes parts, les torrents d'intelligence et de connaissances, et les fous rires, et les débats, et les engueulades. Pouvoir échanger avec...
Informace pro návštěvníky BEZPEČNOST V areálu letiště je vyhrazen prostor pro návštěvníky. Pro všechny návštěvníky chceme zajistit co nejpříjemnější zážitek. Aby toto bylo m...
Britsko-francouzsko-český film Anthropoid o atentátu na Reinharda Heydricha, který měl světovou premiéru na začátku července na festivalu v Karlových Varech, se nyní začal promítat i ...
En voyant un COD placé avant le verbe, on est tenté d'accorder automatiquement le participe passé avec lui, mais est-ce possible dans une phrase telle que " les villes que j'ai eu à visiter " ?...
Sieht aus wie eine simple Rechenaufgabe, doch japanische Forscher haben herausgefunden, dass nur jeder Zweite über 20 auf die richtige Lösung kommt. Die Mathe-Quest ging sofort viral und kam nun ...
Je n'avais pas encore pris le temps de présenter la ville dans laquelle je crèche depuis plusieurs mois dans le cadre de mon échange Erasmus. Kufstein est un petit village historique niché dans...
Méthode utilisée par une femme libre pour faire comprendre à un homme qu'il l'intéresse. Cette pratique, enseignée aux femmes dès leur plus jeune âge, comporte des difficultés : beaucoup de...
http://www.arte.tv/guide/fr/062225-000-A/une-aventure-polaire-jean-baptiste-charcot Explorateur et scientifique intrépide, le "gentleman des pôles" a posé les bases de l'océanographie moderne. ...
Le Premier ministre bulgare Boïko Borissov avait menacé de démissionner si sa candidate ne finissait pas en tête du premier tour. Or, selon des estimations, Tsetska Tsatcheva arrive en seconde ...
Le Premier ministre bulgare Boïko Borissov a subi un revers embarrassant au premier tour de l’élection présidentielle ce dimanche, selon des estimations qui donnent la candidate de la majorité en seconde position face à son rival plus favorable à Moscou.
Tsetska Tsatcheva, 58 ans, présidente du parlement, a obtenu 21,5% des voix selon l’institut de sondage Alpha research, 22,3% selon l’institut Gallup, sur la base du décompte de plus de la moitié des suffrages.
Elle arrive derrière le candidat des socialistes, l’ancien commandant des forces aériennes Roumen Radev, qui plaide pour la levée des sanctions européennes contre la Russie, et obtiendrait 24,6% ou 24,9% selon les mêmes instituts.
Les sondages à la sortie des bureaux de vote donnaient des ordres de grandeur comparables, alors que les premiers résultats officiels ne sont attendus que lundi dans cette élection considérée comme un test de mi-mandat pour le premier ministre conservateur.
Un second tour serré s’annonce le 13 novembre, voire de plus larges répercussions politiques puisque M. Borissov avait menacé de démissionner si sa candidate ne finissait pas en tête du premier tour... Le mandat de M. Borissov court normalement jusqu’en 2018.
La plupart des analystes jugeaient dimanche soir probable la tenue de législatives anticipées, avec une nouvelle part d’incertitude politique dans ce pays pauvre de l’Union européenne qui avait connu de graves troubles sociaux début 2013. Une victoire de M. Radev, 53 ans, pourrait également voir l’ancien pays du bloc communiste, désormais membre de l’UE et de l’OTAN, se rapprocher de la Russie.
Envoyé spécial -------------- A travers reportages et entretiens, le magazine de la Rédaction de France 2 aborde tout ce qui fait l'actualité. Diffusé le jeudi 3 novembre 2016
Probablement vous en souvenez-vous. C'était il y a presque dix ans, au lendemain de l'élection de Nicolas Sarkozy en France,... : Probablement vous en souvenez-vous. C'était il y a pre...
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Demain, ils diront : "Nous ne savions pas...". Et il se trouvera des âmes tolérante pour accorder crédit à leurs pleurnicheries. Hamid Grine, Amara Benyounès, Abdelmadjid Sidi-Saïd, et j'en p...
Demain, ils diront : "Nous ne savions pas...". Et il se trouvera des âmes tolérante pour accorder crédit à leurs pleurnicheries.
Hamid Grine, Amara Benyounès, Abdelmadjid Sidi-Saïd, et j'en passe, réputés être du camp républicain, incarnent la déchéance qui frappe soudainement ceux qui, entre l'honneur de servir leur patrie dans la dignité et le déshonneur de servir un clan dans l'indignité, choisissent non seulement la seconde solution mais, pire, vont au-delà, rivalisant de zèle et d'obsquiosité comme pour démontrer à leur nouveau maître qu'il ne subsiste rien de leur ancienne vie et qu'ils sont désormais des soldats entièrement acquis à leur nouvelle mission. Ils en rajoutent contre leurs propres compagnons, contre leurs propres idées, contre la morale et ce qui fut leur idéal. Ils exécutent une besogne hideuse qui consiste à se prêter à une entreprise d'abaissement du pays et à prêter, le temps d'une compromission, le temps d'un pillage, d'un écrasement de la dignité algérienne, leur crédit de "démocrate".
"Nous ne savions pas...", diront-ils. Ils ne savaient pas que la mafia menait le pays à la faillite. Il ne savaient pas que l'Algérie s'engageait vers une autocratie archaïque sans égale dans l'histoire de la nation ; ils ne savaient pas que Chakib Khelil avait organisé le système de pillage de ce pauvre pays, ils ne savaient pas que ce même pays était dirigé par une kleptocratie... Non, ils ne savaient pas. Ils ont juste fait leur "travail". Ainsi parlait Maurice Papon lors de son procès : je ne savais pas que les autorités allemandes destinaient les prisonniers que je leur envoyais, au four crématoire. Il ne savait, lui non plus. Il a juste rempli les véhicules de milliers d'enfants de femmes et d'hommes qu'il a livrés, pieds et mains liés, aux bourreaux. A une échelle beaucoup plus modestes, bien sûr, ces "républicains" sont nos petits Papon. À force de jouer au diable, ils sont devenus diaboliques ; à force de jouer avec les mots ils sont devenus charlatans. Maurice Papon aussi était un jeune haut fonctionnaire brillant et ambitieux à la préfecture de Bordeaux. La seule chose qui le guidait, c'était bien faire son travail en préservant au mieux son avenir." Son seul avenir, pas celui des autres.
Quand Sidi Saïd déclare, sans retenue, qu'il porterait Bouteflika sur ses épaules, il ne voit que son avenir, son propre salut. Quand Benyounès appelle à un cinquième mandat pour Bouteflika, il ne défend que son bout de gras. Au diable l'Algérie et son peuple de gueux ! Ils agissent en hommes de main et parlent en esprits libres. A sa prise de fonction, Hamid Grine, le ministre de la Communication, constatait que seule une vingtaine de journaux privés étaient viables parmi les 160 qui paraissent. Il annonçait alors un plan d'assainissement de la presse.
"Si un journal n’est pas viable économiquement et financièrement et s’il a une mauvaise gestion, il faudrait qu’il arrête. C’est évident." De quels journaux s'est occupé le ministre depuis cette fracassante déclaration ? De la vingtaine qu'il considéraient comme viables ! Les autres, pas touche ! C'est la presse du harem, celle qui désinforme au service du pouvoir. "La répartition de la publicité institutionnelle prendra en compte la capacité de tirage des journaux, leur rayonnement et leur impact.», avait expliqué le ministre. Fadaises ! Les journaux qui ont été arrêtés sont ceux qui n'ont pas soutenu le quatrième mandat de Bouteflika. La publicité d'Etat continue d'enrichir les journaux baltaguia, ceux qui défendent le régime, sans considération de leur "capacité de tirage des journaux, leur rayonnement et leur impact".
L'argent de l'ANEP n'a jamais autant servi à rémunérer les servilité des journaux baltaguis que ces deux dernières années. Ceux qui assurent la partie indispensable du mensonge au service du régime.
"En 1942, si vous aviez choisi de démissionner, de quitter la préfecture de Bordeaux et prendre un autre chemin, votre goût du pouvoir aurait pu être satisfait ailleurs, vous auriez pu aussi être préfet, ministre et couvert de décorations, mais vous ne seriez pas ici, en face de moi", avait dit le magistrat à Papon, lors du procès.
Il est des choses qui ne s'effacent pas avec le temps.
Après avoir cosigné il y a deux ans "Les Chemins de Damas", Georges Malbrunot et Christian Chesnot jettent un nouveau pavé dans la mare avec "Nos très chers émirs" (1). Un ouvrage explosif qui...
Fruit d’une longue enquête «Nos très chers émirs» explore les dessous de la lune de miel entre Paris et les monarchies du Golfe. Pas très reluisant…
Après avoir cosigné il y a deux ans «Les Chemins de Damas», Georges Malbrunot et Christian Chesnot jettent un nouveau pavé dans la mare avec «Nos très chers émirs» (1). Un ouvrage explosif qui lève un coin du voile sur les pratiques peu glorieuses d’une partie de la classe politique et l’aveuglement de la diplomatie française. En cherchant à démêler le vrai du faux à propos du financement du terrorisme par les monarchies du Golfe, les deux journalistes remettent en perspective les enjeux qui sous-tendent le soutien de la France aux rebelles syriens.
En démarrant votre enquête, vous vous attendiez à découvrir que les élites françaises étaient à ce point corrompues par l’argent des monarchies du Golfe?
Nous savions que le Qatar et l’Arabie saoudite arrosaient la France, les Etats-Unis et la Grande-Bretagne. C’était un secret de Polichinelle. Ce n’était d’ailleurs pas le sujet du livre. Ce que nous voulions explorer au départ ce sont les liens des monarchies du Golfe avec le financement du terrorisme et le prosélytisme religieux. Quand nous avons découvert que certains hommes politiques avaient profité du Qatar-bashing entre 2012 et 1013 pour monnayer leur soutien à l’émirat nous sommes restés pantois. C’est dévastateur pour toute une partie de la classe politique française et les noms que nous dévoilons ne sont qu’une partie émergée de l’iceberg.
Aujourd’hui les choses ont changé?
Oui. Ce que nous décrivons se passait du temps de l’ancien émir du Qatar. L’ambassade à Paris était devenue un guichet ouvert. Son successeur, son fils Tamim a rompu avec cette politique de cadeaux systématique et d’achat de soutiens. Il a pris conscience que la politique flamboyante de son père avait mis en danger le pays. Il a vu que cela avait causé beaucoup de tort. Il a surtout été très choqué de voir des responsables politiques français venir quémander de l’argent et l’accuser ensuite de financer le terrorisme. Aujourd’hui, il est dans une logique anticorruption et main propre au sein de l’émirat mais aussi à l’extérieur. Sa priorité c’est la réussite de la Coupe du monde 2022.
Vous dressez un bilan assez négatif du passage de Laurent Fabius au Quai d’Orsay et de sa diplomatie économique…
Il est allé beaucoup trop loin. Laurent Fabius était obnubilé par cette diplomatie économique parce qu’il y avait à la clef de gros contrats. Le Quai d’Orsay avait donné pour consigne de ne pas réagir aux atteintes aux droits de l’homme en Arabie saoudite pour que cela ne bloque pas les négociations commerciales en cours. Malgré cela, les résultats n’ont pas été à la hauteur des espérances. Un certain nombre d’hommes d’affaires disent eux-mêmes qu’il faut être beaucoup plus ferme sur nos principes vis-à-vis de ces monarchies qui ne respectent que le langage de la fermeté.
Chaque fois qu’il y a une crise entre les Etats-Unis et l’Arabie saoudite nous essayons de nous engouffrer dans la brèche. Nous en faisons des tonnes pour essayer de remplacer le partenaire américain. Mais aux yeux des Saoudiens nous restons un partenaire de compensation. Au final, nous nous sommes laissés instrumentaliser par les monarchies du Golfe que ce soit sur le dossier iranien ou en Syrie. Quant au Yémen nous nous retrouvons carrément dans une posture de Yémen cobelligérant.
Cette obsession économique a-t-elle pesé sur la décision de faire tomber Bachar el-Assad?
Evidemment. Laurent Fabius était persuadé que Bachar tomberait au profit d’un pouvoir sunnite pro-saoudien ou pro-qatarien qui nous associerait à la reconstruction du pays. Mais tout cela s’est avéré erroné. Nous avons été aveugles. Nous n’avons pas voulu voir que l’aide saoudienne ou qatarienne aux rebelles armés islamistes pouvait nous conduire à une situation qu’on ne maîtrise plus du tout. Aujourd’hui nous sommes pieds et poings liés avec le Qatar et l’Arabie saoudite. Nous ne disons pas que le France doit rompre ses relations avec les pays du Golfe mais elle doit les rééquilibrer. Ce sont des alliées qui ont aussi des intérêts contradictoires avec les nôtres, nous l’avons vu au Tchad et au Mali où ils ont appuyé les islamistes que nous combattions.
Les pays du Golfe continuent-ils à financer les groupes terroristes?
L’Arabie saoudite a fait beaucoup d’efforts depuis le 11 septembre 2001. Mais il y a encore des personnes privées qui versent de l’argent pendant la période du Hadj. Le pouvoir est sans doute au courant. Les Saoud sont prisonniers de leur alliance avec le clergé wahhabite mais ils peuvent faire en sorte qu’il y ait moins de complaisance. C’est la raison pour laquelle il faut maintenir la pression. Comme l’a relevé Hillary Clinton en 2009, le Qatar pose plus de problèmes. On y dénombre une demi-douzaine de financiers du terrorisme, connus et réclamés par les Etats-Unis. Ces gens-là sont en liberté. Nous avons même pu en rencontrer un. Le Qatar doit faire encore beaucoup d’efforts.
En Syrie, l’Arabie saoudite et le Qatar ont financé des groupes considérés comme terroristes mais vous expliquez qu’ils ne les contrôlent plus aujourd’hui…
Ces groupes ont acquis une dynamique qui leur est propre et ils n’obéissent plus à leurs sponsors. L’Arabie saoudite a largement financé la rébellion syrienne mais elle ne disposait pas assez d’agents sur place pour contrôler les flux financiers et surtout les transferts d’armes. Cette situation a profité aux plus forts, c’est-à-dire al-Nosra et Daech. Le quai d’Orsay et la DGSE (ndlr: Services de renseignement extérieurs français) avaient prévenu du risque dès 2012. Ils n’ont pas été écoutés parce que la priorité était de faire tomber Bachar el-Assad et non pas d’être vigilant sur l’islamisation de la rébellion et les conséquences que cela allait produire quelques années après.
Vous laissez entendre que le paiement de rançons pour la libération d’otage sert désormais à couvrir le financement du terrorisme. Expliquez-nous.
Quand on fait la somme de l’argent versée à al-Nosra à l’issue de ces prises d’otage cela représente plus de 150 millions de dollars. Nous avons découvert que le Qatar payait de fortes rançons pour faire libérer des personnes qui ont été kidnappées mais sans en aviser les Etats concernés. Cela a été le cas avec l’enseignante suisse (2) enlevée au Yémen en mars 2012. En payant les rançons, les émirats se ménagent les bonnes grâces de tout le monde. Mais cela amène forcément à s’interroger. N’est-ce pas non plus une façon de contourner l’interdiction de financer les groupes terroristes.
(1) «Nos très chers émirs», Christian Chesnot et Georges Malbrunot, Michel Lafon (2) Sylvia Eberhard
Milliers de policiers mobilisés, marée de drapeaux, immense canopée : le Maroc a déployé de grands moyens pour la 22e conférence internationale sur le climat (COP22) qui s'ouvre lundi à Ma...
S'ouvrira ce lundi la COP22, à Marrakech. Une conférence internationale sur l'environnement pour laquelle le Maroc a déployé d'importants moyens.
Milliers de policiers mobilisés, marée de drapeaux, immense canopée : le Maroc a déployé de grands moyens pour la 22e conférence internationale sur le climat (COP22) qui s'ouvre lundi à Marrakech, dans un pays très ambitieux sur les énergies renouvelables.
Aux portes de la médina (vieille ville) de Marrakech (centre), le « village éphémère » de Bab Ighli s'apprête à accueillir sur 300 000 mètres carrés les 20 000 participants attendus à ce rendez-vous planétaire qui doit permettre d'avancer pour limiter le réchauffement climatique.
12 000 policiers mobilisés
Une immense canopée - inspirée des tentes traditionnelles marocaines - a été dressée au cœur du village. Autour d'elle, une « zone bleue », placée sous l'autorité de l'ONU, accueillera les négociations, les personnalités, les journalistes et les délégués des 3 300 ONG accréditées. Dimanche, des centaines de délégués s'y pressaient déjà pour récupérer leur accréditation.
Une « zone verte » sera en théorie ouverte au grand public pour ceux qui se seront auparavant enregistrés. L'ensemble du site --ses 55 tentes et ses dizaines de salles de conférences-- a été passé au peigne fin vendredi soir par les services de sécurité marocains.
Quelque 12 000 policiers et gendarmes, 250 motards, trois hélicoptères et une centaine de véhicules ont été mobilisés pour cet événement qui durera jusqu'au 18 novembre, selon la presse marocaine.
Appliqué l'accord de Paris
Plus d'une trentaine de chefs d'État ont confirmé leur participation, dont le président français François Hollande (seul président européen attendu pour le moment) ainsi que quelques célébrités (Leonardo di Caprio, Arnold Schwarzenegger).
La présidence marocaine de la COP22 a souhaité que Marrakech soit « la COP de l'action », qui concrétisera les « avancées importantes » enregistrées lors de la COP21 organisée en France en 2015.
Mais d'immenses efforts devront être accomplis dans les années à venir pour tenir l'objectif de limiter la hausse du thermomètre « bien en-deçà de 2°C » par rapport à avant la Révolution industrielle. La température moyenne de la planète a déjà gagné près de 1°C et encore bien plus en Arctique ou en Méditerranée.
À la pointe des énergies renouvelables
Pour le Maroc, l'organisation de la COP22, « un événement historique », selon son ministre des Affaires étrangères Salaheddine Mezouar, permet de s'offrir une vitrine internationale unique.
Ce pays du Maghreb compte mettre en valeur sa stratégie nationale volontariste en matière d'énergies « vertes » quelques mois après avoir inauguré une des plus grandes centrales solaires au monde aux portes du Sahara. Le royaume ambitionne ainsi de subvenir à 52 % de ses besoins en électricité grâce à des énergies renouvelable d'ici 2030.
Avec un sens aigu de la communication, Rabat met en avant depuis des mois une pluie de projets « verts » et de réalisations éco-compatibles ou labélisées COP22. Un « train du climat » a ainsi parcouru le pays pour sensibiliser les Marocains aux enjeux du réchauffement.
Toutes les grandes villes se sont couvertes d'affiches au logo de la COP22, représentant le pavillon de la Ménara, célèbre jardin de Marrakech.
Renforcer sa présence en Afrique
Dans cette ville où trouver une chambre d'hôtel relève désormais de l'exploit, rond-points, grandes avenues et espaces verts ont été décorés tandis que drapeaux et affiches de la COP22 ornent tous les coins de rues.
D'un point de vue logistique, des « efforts colossaux ont été fournis pour réussir » cette COP22, relève l'agence de presse officielle MAP.
« Le Maroc a mis les petits plats dans les grands », résumait un membre d'une délégation nationale. « Il s'agit maintenant d'obtenir une participation à la hauteur », alors que la COP21 de Paris avait fortement mobilisé.
Désireux de renforcer sa position en Afrique, le Maroc va aussi profiter de la COP22 pour organiser un sommet de chefs d'État africains le 16 novembre. Il lui donnera l'occasion de relayer encore un peu plus sa récente demande de réintégrer l'Union africaine ainsi que sa position sur le dossier controversé du Sahara occidental.
Alors que Mediapart et "Le Monde" ont révélé de nombreux éléments portant sur l'enquête visant un éventuel financement libyen de la campagne électorale de Nicolas Sarkozy en 2007, "Marianne...
Alors que Mediapart et "Le Monde" ont révélé de nombreux éléments portant sur l'enquête visant un éventuel financement libyen de la campagne électorale de Nicolas Sarkozy en 2007, "Marianne" a pris connaissance du témoignage sous X au sujet du circuit de l'argent de la corruption franco-libyenne…
Au cours de leur enquête sur un possible financement par la Libye de cette campagne présidentielle de 2007, les policiers et les juges ont pu avoir certaines surprises. Comme en mars 2015, quand l'avocat franco-djiboutien Mohamed Aref, proche de l'intermédiaire Alexandre Djouhri, explique au téléphone alors qu'il est mis sur écoutes : « Oui, ils cherchent le lien avec Kadhafi mais ils ne cherchent pas au bon endroit ».
Fin septembre, le site Mediapart relançait l'affaire au niveau médiatique en révélant que les enquêteurs français avaient finalement mis la main sur le carnet de l'ancien ministre du pétrole libyen, Choukri Ghanem, dans lequel sont mentionnés plusieurs versements pour un montant de 6,5 millions d'euros. Dans ce carnet, l'ancien dignitaire libyen écrit d'ailleurs ses doutes, comme le révèle Le Monde, quant à l'efficacité de cet argent : « J'ignore s'ils croient vraiment qu'ils peuvent changer la politique de la France moyennant cet argent. D'abord, les montants qu'ils engagent sont dérisoires à l'échelle de l'Europe. Et puis d'autres pays paient bien plus. »
Un témoignage clé... sous X
Dans le cadre du dossier d'instruction ouvert depuis bientôt trois ans, le juge Serge Tournaire a recueilli d'autres témoignages – au moins 7 – qui accréditent l'hypothèse du versement de fonds par Mouammar Kadhafi à l'équipe de Nicolas Sarkozy. Pour autant, malgré les documents recueillis, aucune preuve irréfutable ne vient pour l'instant confirmer ces accusations. Ainsi, le 13 mars 2014, un témoignage clé est recueilli sous X par les magistrats, dont Marianne a pris connaissance, et apporte plusieurs pistes concernant les canaux de financements possibles entre la Libye et la France.
Registres comptables à l'ambassade « volet politique »
On apprend ainsi que la Libye, lorsqu'elle voulait faire transiter de l'argent en France, passait par deux banques : la banque intérieur Arabe (BIA) située dans le 8e arrondissement, et la banque UBAF située à Neuilly dont le directeur était libyen : « Ces banques étaient utilisées pour transférer de l'argent liquide à l'ambassade de Libye en France : l'ambassadeur était autorisé à remettre de l'argent à telle ou telle personne sans recevoir en échange une signature. Ces transferts étaient enregistrés dans les registres comptables de l'ambassade avec comme mention “volet politique” (…) L'ambassade de Libye en France détenait des comptes dans ces banques. L'argent partait de la banque centrale libyenne et était viré sur ces comptes. Puis en fonction des ordres qu'il recevait, l'ambassadeur faisait des retraits en espèces ou procédait à des virements. Pour ce qui est des remises d'argent liquide, aucune trace n'était conservée de l'identité des destinataires, c'était confidentiel ».
Bachir Saleh et Choukri Ghanem évoqués comme « intermédiaires »
Répondant aux questions du juge, le témoin évoque alors différents « intermédiaires » probables « pour le transfert de fonds dans le cadre de l'éventuel financement illicite de la campagne de Nicolas Sarkozy » : d'abord, le frère d'Abdallah Senoussi, le chef de la sécurité intérieure en Libye, H'med Senoussi. Mais aussi Omar Brebech, chargé d'affaire auprès de l'ambassade libyenne à Paris, puis ambassadeur, entre 2004 et 2008, et retrouvé mort en Libye en janvier 2012, quelques semaines après la chute du régime.
Selon le témoin, un autre moyen de transférer de l'argent aurait pu être le fonds libyen d'investissement en Afrique (Lybia Africa Investement Portfolio, LAP), dirigé par par Béchir Saleh, l'ancien directeur de cabinet de Mouammar Kadhafi, qui fut exfiltré en urgence, par Alexandre Djouhri et l'ancien patron de la DCRI, Bernard Squarcini, de Paris vers l'Afrique du Sud (via le Niger), entre les deux tours de l'élection présidentielle de 2012, alors qu'il était visé par un mandat d'arrêt d'Interpol. Bachir Saleh a été convoqué le 7 septembre dernier par les enquêteurs français. Mais il n'a pas quitté Johannesburg, où il réside. Le témoignage de mars 2014 se termine alors sur la mise en cause de l'ancien ministre du pétrole libyen, Choukri Ghanem : « Des fonds auraient pu être transférés au travers de l'Association Nationale pour le Pétrole en Libye, qui coopérait avec Total. Cette structure était présidée par Choukri Ghanem qui a été assassiné à Vienne en Autriche ».
Une mort « hautement suspecte » selon Interpol
Le ministre du pétrole a été retrouvé mort le 29 avril 2012 dans le Danube en Autriche, soit le lendemain de la révélation par Mediapart du document libyen évoquant l'accord pour l'accord pour le versement de 50 millions d'euros en 2007, et là aussi, entre les deux tours de l'élection présidentielle en France. Officiellement, Choukri Ghanem est mort d'une crise cardiaque, mais Wikileaks a révélé depuis des mails de conseillers et diplomates envoyés sur la messagerie privée d'Hillary Clinton, alors secrétaire d'Etat de Barack Obama, dans lesquels la thèse officielle est mise à mal : selon des sources de renseignements qui y sont évoquées, la police autrichienne et Interpol jugeaient en réalité à l'époque « hautement suspect » le décès soudain de l'ancien ministre.
L'enquêteur Fabrice Arfi faisait déjà part en 2014 dans un livre (Le sens des affaires : voyage au bout de la corruption) de ses convictions à ce sujet : « Je ne sais pas si les deux événements sont liés mais il ne fait aucun doute, selon les confidences de policiers autrichiens à un journaliste de Mediapart sur place, que l'homme n'est pas mort accidentellement ni ne s'est suicidé. Il ne fait pas de doute non plus que cette mort paralyse de nombreux témoins aujourd'hui qui, réfugiés dans plusieurs pays africains, ont peur de parler ». Au vu de l'avancée de l'enquête à Paris, peut-être que les langues vont enfin se délier.
FIGAROVOX/GRAND ENTRETIEN - Penseur inclassable célébré à l'étranger, le trop rare Pierre Legendre a accordé un entretien exceptionnel à FigaroVox. La question de l'État et la France, deuxi...
Pierre Legendre est professeur émérite de l'université Paris-I et professeur à l'Ecole pratique des Hautes études, section des sciences religieuses. Peu connu du grand public en France, il est considéré à l'étranger comme un des plus grands de la pensée française contemporaine. Aux éditions Fayard, dernièrement: Fantômes de l'Etat en France, Ce que l'Occident ne voit pas de l'Occident, Dominium mundi: l'empire du management. Il est l'auteur de trois films, dont La Fabrique de l'homme occidental
La percée du Front National traduit-elle la volonté des Français de retrouver un État fort?
Pierre LEGENDRE: État fort ou faible, la question n'a plus de sens. Avant d'évoquer le FN, dont on sait la marque antisémite originaire, mais aussi la connivence de jadis avec ceux qui avaient mené la répression à outrance en Algérie, je voudrais dire ceci. Après s'être laissé porter durant des décennies par la vague libérale-libertaire qui a déferlé sur l'Europe sans réflexion critique, l'élite au pouvoir s'étonne aujourd'hui non pas des effets décivilisateurs de cette vague, massivement déniés, mais seulement des accidents qu'elle provoque dans notre vie politique. Et je connais trop bien le fonctionnement des prédicateurs parisiens toujours prompts à stigmatiser, selon des catégories quasi pénales, ceux qui pensent hors du troupeau, pour ne pas m'étonner, moi, des grands airs effarouchés devant ce qui survient.
Ces temps-ci, une certaine presse aux accents de Pravda à la française parlait avec une emphase admirative d'un intellectuel dont le discours, je cite, «a renversé la table». Mais alors, pourquoi le discours d'un parti ne réussirait-il pas le même exploit? Manifestement, les amateurs de discours renversants sont pris de court. Amuser la galerie avec le Front National ou avec Monsieur Tapie naguère présenté comme un modèle à la jeunesse, ça ne dure qu'un temps. Et je ferai remarquer que le FN étant devenu le fournisseur d'un vocabulaire patriotique qu'on cesse de brocarder, nécessité oblige …., il se peut que ce Front National finisse par obtenir paiement pour services rendus!
Ma conclusion tient en peu de mots. Si au moins la percée revancharde du FN donnait à réfléchir, ce pourrait être un gain, le gain d'une leçon. Mais j'en doute.
L'un des chapitres de votre livre s'intitule «la foi en l'État, ou le fiduciaire français». La France s'est-elle construite dans la religion de l'État?
De quoi parle-t-on avec le mot religion? Nous sommes en Europe, toujours marquée par la ligne de fracture entre traditions dont je maintiens qu'elles sont inconciliables, en dépit de notre œcuménisme qui en réalité est une arme: l'Ouest catholico-protestant, l'Est orthodoxe. La France laïque ne comprend pas plus que les autres États de notre voisinage la Russie, la Grèce et les Balkans.
Pourquoi évoquer tout ça? Tout simplement parce que ce mot juridique des Romains baptisé par le christianisme latin, nous l'utilisons à tout-va pour lui faire dire ce qu'on veut. J'ai dénombré une quarantaine de définitions! Voilà pourquoi j'utilise le terme de fiduciaire pour sortir du brouillard. Il signifie que l'espèce humaine, l'animal parlant, ne peut vivre sans être fondé à vivre. Individuelle ou sociale, la raison de vivre est construite avec des mots, une Référence fondatrice à laquelle nous faisons crédit. La religion, c'est du crédit, du fiduciaire. La religion est, si je puis dire, une sorte de banque qui accrédite un discours fondateur.
Le pouvoir d'Ancien Régime recevait son crédit de la divinité chrétienne, il était en dette avec Dieu et s'acquittait de sa dette par la répétition rituelle, par des liturgies très élaborées. L'État monarchique était ainsi fondé à gouverner, c'est-à-dire à formuler des règles. Comme tous les montages dénichés par l'ethnologie, l'État à l'occidentale marche comme ça, nous sommes fondés comme citoyens par un montage fiduciaire, autrement dit par une religion.
La Première République avait mis en scène la déesse Raison. Nous, les ultramodernes, nous avons un panthéon plus fourni ; les Français ont non seulement la figure divinisée de la République laïque et ses liturgies, mais aussi, en ressortissants de l'Occident industrialiste et mercantile, ils célèbrent l'Argent. Ce serait le moment de lire un petit texte jamais commenté d'un certain Karl Marx sur deux figures unificatrices: le Christ et l'Argent! Voyez l'iconographie du dollar… «In God We Trust».
Alors oui, si l'on saisit ce concept de fiduciaire qui nous renvoie à la dimension universelle du langage, et si on continue à user du mot religion (pourquoi pas?), on peut dire que la France s'est construite dans la religion de l'État. Une religion plutôt intégriste, un «nouveau christianisme» pour reprendre la formule des saint-simoniens au XIXe siècle. L'État à la française est le Rédempteur laïque, un Sauveur sécularisé. Dans cette perspective, je ne vois pas où serait la différence entre l'État monarchique et l'État révolutionnaire.
La contre-épreuve, c'est la situation concrète de l'État administratif menacé par l'intégrisme individualiste. Le «service de l'État» ne veut plus rien dire, face à l'idéologie du libre choix sur le marché de tout, qui prétend disposer de tout, donc de la logique fiduciaire des institutions. Et ça donne quoi? Un monde à l'envers, où l'État, perdant sa raison d'être, dissout le rapport à l'autorité, bannit les tabous protecteurs, démolit les normes langagières elles-mêmes. Évidemment, ça commence par défaire l'Éducation, ces lieux dont notre professeur Renan disait: «L'État met la main sur l'âme». Aujourd'hui, ça consiste à produire des citoyens qui désapprennent à apprendre les fondements normatifs du lien social et ne sont que créanciers….
L'État français fortement centralisé est-il compatible avec la construction européenne?
L'Union européenne est-elle aujourd'hui pour les Français autre chose qu'une bureaucratie? La France a inventé au XVIIIe siècle ce mot qui a fait le tour du monde, et nos moeurs politiques s'accommodent très bien de réglementations envahissantes. Alors que les Anglais et les Allemands sont pointilleux pour défendre leur propre prérogative parlementaire contre Bruxelles, les Français ne sont pas si regardants et se contentent de rouspéter…
Après tout, en matière de justice, c'est pareil ; la maxime de la Révolution «Juger, c'est aussi administrer» reste d'actualité, elle en dit long sur nos manières de bafouer la séparation des pouvoirs. Un exemple: quand un arrêt de la Cour de cassation froisse une catégorie sociale capable d'ameuter les médias, nos gouvernants n'hésitent pas à faire voter une loi ayant pour effet de passer cette jurisprudence à la trappe… Et je rappelle la manie de légiférer à tour de bras, jusqu'à produire des textes dont on sait qu'ils ne seront pas appliqués!
L'État fortement centralisé est-il compatible avec la construction européenne? Le désordre juridico-politique que je viens d'évoquer inciterait à vous répondre: oui, car cet État-là est prêt à tout avaler, et l'Europe fourre-tout justifie alors que l'on persiste à n'en rien vouloir savoir.
Mais, si l'on sort de cette torpeur, ma réponse est non. Elle découle de mes propos précédents sur l'État et la Nation, sur le fond historique des choses. Construire l'Europe et non pas seulement la supporter, ça supposerait une audace politique qui pour l'heure est absente. Il n'est pas à l'ordre du jour de faire le ménage dans nos structures intérieures françaises, d'injecter une bonne dose d'esprit fédéral dans l'institution du territoire et dans la formation des responsables du système administratif, et surtout d'élargir notre horizon par une réflexion digne de ce nom sur la généalogie du continent. Un continent qui contient aussi la Russie orthodoxe et tout un monde pris de haut par des discours expéditifs.
L'Union européenne est-elle morte?
Quand on parle de construction européenne, qu'est-ce que ça dit à la jeunesse, qui voyage si facilement aujourd'hui? Considérons d'un peu plus près l'offre…, pas la prédication, mais le cadre institutionnel de l'Union.
L'Europe, c'est bien beau, mais le projet, obèse et bavard à la française, de Traité constitutionnel européen, finalement rejeté en 2005 par la France et les Pays-Bas, avait à mes yeux quelque chose de ridicule ; pour nombre de personnes averties de l'histoire comparative des formes étatiques, cette scolastique méticuleuse avait quelque chose de dérisoire. La démocratie n'étant pas le fort de cette Europe d'esprit étriqué et souvent cynique, on s'est rattrapé en bricolant des traités de remplacement…. Pour une fois, on n'est pas allé jusqu'à imposer de refaire le référendum, pour annuler le non dans les deux pays concernés!
Justement, ça me fait penser à la boutade d'un opposant à Napoléon III. Un député est censé s'adresser à l'électeur paysan: «Mon ami, le référendum est un mot latin qui veut dire oui»! Au fond, c'est l'état d'esprit des multiples chefferies en titre, qui rivalisent d'ingéniosité dans les bureaux de Bruxelles. Si vous vous intéressez à ce tripot, qui nous concerne tous, nous autres simples citoyens, tâchez de trouver ce petit essai passionnant, publié par Northcote Parkinson en 1957 sous le titre 1 = 2 ; il résume avec humour les inexorables lois d'une Bureaucratie sans tête! Pour tout dire, on a fabriqué un empilement de fonctions sans âme.
La France, dont je crois avoir soupesé les chances de s'auto-réformer comme très faibles sans pression extérieure, s'est enfermée dans une non-pensée sur elle-même et sur l'Europe.
Souvenons-nous: Napoléon voyait l'Europe comme extension française, «la Grande Nation». Ce n'était pas le cas de De Gaulle. Car de Gaulle avait compris que cette Nation française centraliste reste d'un maniement délicat et qu'une fois éteinte la rivalité millénaire avec l'ex-Empire germanique, la France ne pouvait pas tenir son rôle national sans boussole. Après lui, la partie s'est jouée en inversant la logique: d'abord l'économie et les techniques gestionnaires, le reste suivra, c'est-à-dire l'essentiel, à savoir une vision claire et assumée du «qui sommes-nous, où allons-nous?» dont se soutiennent les Nations.
La nullité politique et la passivité, qui ont fini par déséquilibrer et malmener l'Europe du Sud leurrée par les discours à l'eau de rose et la ruée financière, ont aussi pour effet de réactualiser les enjeux d'hégémonie au sein de l'Europe. Pour l'instant, je dirai que l'Allemagne fait son beurre….
Quant à la France, je vois qu'elle a pâti du postulat positiviste qui dominait l'équipe de Jean Monnet et ses successeurs. À quoi s'ajoute le fait que, dans l'intervalle, les États-Unis ont eu les moyens de transformer l'Europe en glacis, à l'instar des anciens «pays frères» de l'ex-URSS. Devenue ignorante de ce que signifie culturellement et politiquement son centralisme invétéré, la France suit un mouvement sur lequel elle semble ne plus avoir prise, avec indifférence! Nous en sommes là.
Vous écrivez: «Comment est-il possible de s'intégrer à la désintégration?». La crise de l'intégration est-elle la crise d'un État qui se désintègre?
Avant tout, j'évoquerai le contexte dans lequel votre question s'inscrit forcément: «l'effondrement de la civilisation moderne». Cette formule de Ian Kershaw, historien du nazisme, parle de la dictature hitlérienne qu'il qualifie ainsi: «une forme de souffle nucléaire au sein de la société moderne. Elle a montré de quoi nous sommes capables». Et moi j'ajoute: nos États subissent les effets à long terme de l'Holocauste qui a tué des millions de Juifs. Ce massacre d'une portée bien spéciale veut dire le meurtre de l'Ancêtre dans la culture européenne, dite judéo-chrétienne. C'est le principe généalogique, autrement dit le principe de Raison, qui a été touché.
Mon propos, qui tient compte du conflit originaire avec le judaïsme, ne se contente pas des discours habituels sur la Shoah et les horreurs infligées aux Juifs par leurs persécuteurs nazis. Il porte sur la fracture civilisationnelle intrinsèque, qui concerne l'Occident tout entier. C'est à partir de là que devient compréhensible concrètement le souffle nucléaire dont parle Kershaw. Il s'agit du coup porté à l'institution de la filiation, de nouveau subvertie par les propagandes et les pratiques juridiques aujourd'hui à l'œuvre.
En quoi la Seconde Guerre mondiale a-t-elle constitué une rupture?
Nos sociétés post-hitlériennes ont effectivement muté. La perversion nazie a discrédité le fondement de toute autorité. Elle a aussi montré qu'on pouvait gouverner tout un peuple en donnant la même valeur au fantasme et au raisonnement! Par effets en chaîne, les interdits sont à discrétion, les tabous peuvent tomber les uns après les autres à l'échelle d'une Nation. Et l'expérience a montré la facilité avec laquelle la science est mobilisable pour soutenir la dé-Raison… Je considère que nous avons tout simplement retourné la carte du nazisme, sans la détruire et surtout sans la comprendre. Transposant une expression de l'écrivain américain Scott Fitzgerald, je dirai que nous vivons dans un «abattoir de pensée».
Le dépérissement de la Raison généalogique, ça se paye, et très cher, par le meurtre et l'inceste. J'en ai pris la mesure en m'intéressant au cas du caporal Lortie, auteur d'un attentat commis le 8 mai 1984 dans les locaux du Parlement du Québec où il avait pénétré, ayant l'intention de tuer le gouvernement. Ce jour-là, pas de séance des parlementaires, néanmoins trois personnes ont été assassinées. Lors de son procès, l'accusé a pu dire: «le gouvernement avait le visage de mon père»! Or, le père du meurtrier était un père sans loi, incestueux et violent. Conseillant son avocat, nous avons œuvré pour faire du procès le moyen de faire sortir de son enfermement subjectif un jeune homme inéduqué. Une peine adaptée, accomplie dans une prison civilisée, lui a ouvert l'horizon d'une vie humaine.
Mon écrit sur ce cas a fait réfléchir pas mal de monde, notamment dans la magistrature française de l'époque, fin des années 1980. Il a aussi inspiré deux pièces de théâtre, l'une au Canada, l'autre en France où elle a été jouée à la Cartoucherie de Vincennes.
Une société aussi peut être poussée à la dé-Raison. Mon expérience d'expert pour le compte de l'Unesco m'a fait découvrir en Afrique subsaharienne les conséquences de politiques de développement aveugles, imposant la casse institutionnelle. Par exemple, en discréditant des écoles coraniques séculaires dont l'existence contrariait les spécialistes français de la modernisation! J'ai rapidement tiré mon épingle de ce jeu-là, j'ai su très tôt à quoi m'en tenir sur l'invraisemblable légèreté des parachutés par l'Éducation parisienne, et j'ai fait savoir à qui de droit (y compris à l'Unesco) mes prévisions pour la suite…. L'effroyable d'aujourd'hui confirme, hélas, mes constats de l'époque ; nous étions dans la décennie 1960!
Les attentats à répétition sont-ils également le fruit de cette crise de l'intégration? En quoi est-ce lié à l'affaiblissement de l'État?
Quant à cette question de l'intégration et de la désintégration de l'Etat, je vise évidemment la France, mon pays, traditionnellement accueillant. La crise de l'intégration, ça ne veut rien dire à mes yeux. Après tout, l'État est une caisse de résonance, et de nos jours de quoi résonne-t-il? Bien que ça commence à déchanter chez les responsables affrontant les violences djihadistes, il n'est pas question de faire retour sur soi, sur la dévalorisation de l'autorité quand il s'agit de secourir des jeunes en déroute, sur le manque d'exigence dont sont victimes tant d'écoliers et collégiens. Et caetera.
Je n'ai cessé de fréquenter les institutions ayant particulièrement à dire ceci. La déséducation est devenue une politique, dont on recueille aujourd'hui les fruits. Je réprouve le fondamentalisme sous toutes ses formes, y compris quand, par exemple, au sommet de l'État républicain-laïque, on s'est permis, à l'adresse de lycéens, de faire l'apologie de la provocation des Femen manifestant dans la fameuse Église du Sauveur à Moscou, que Staline en son temps avait rasée pour la transformer en piscine…. Et de surcroît, de faire émettre le timbre de Marianne sous les traits d'une Femen!
Si c'est ça l'intégration, elle veut dire une désintégration avancée de l'État lui-même. En ce cas, je dis qu'on prépare les djihadistes de demain ou alors que, tout simplement, la jeunesse est poussée à vivre déboussolée.
Encore un mot, puisque j'ai évoqué la terreur djihadiste. Ces temps-ci, j'entends un mot étrange: déradicaliser. Il m'a fait penser (et je ne suis pas le seul) à dératiser…. Sans doute ai-je la tête à l'envers, mais je demande: qu'est-ce que ça signifie exactement? Après la guerre, on parlait de lavage de cerveau. Je ne connais pas la méthode que suppose la déradicalisation chez les spécialistes qui la pratiquent. Et qu'est-ce que ça vaut au-delà de quelques jeunes égarés qu'on ramènera au bercail républicain? Et les autres? De même qu'on n'a pas vaincu le nazisme par des arguments, mais par les armes, on ne viendra pas à bout de l'épidémie de ceux qui se donnent pour idéal le meurtre, par des mesures à caractère symbolique.
Une fois de plus, je constate qu'il n'est pas question de s'interroger sur la racine du mal, cette désintégration dont j'ai parlé. Enfin et pour en terminer, je félicite le conseiller en Com qui a fabriqué le slogan infantile «mariage pour tous». Au moins ça, c'est une trouvaille, une formule qui tape dans le mille, à notre époque où les pouvoirs de tout poil attendent des résultats en traitant l'opinion publique comme une foule de pré-adolescents.
Devant une centaine de curieux, Francis Joyon et son équipe du maxi-trimaran Idec Sport ont débarqué à Brest ce jeudi après-midi. L'objectif étant pour Joyon et ses hommes de partir à la con...
Francis Joyon et son équipe du maxi-trimaran Idec Sport ont quitté leur port d’attache de La Trinité-sur-Mer, pour mettre le cap sur Brest, où ils sont arrivés en fin d’après-midi. Avec l’objectif, si les conditions météos le permettent, de partir à la conquête du Trophée Jules Verne dès ce dimanche.
Devant une centaine de curieux, Francis Joyon et son équipe du maxi-trimaran Idec Sport ont débarqué à Brest ce jeudi après-midi. L’objectif étant pour Joyon et ses hommes de partir à la conquête du Trophée Jules Verne, que le navigateur avait déjà tenté de battre l’an dernier. Mais il avait échoué, en effectuant un temps de 47 jours, 14 heures et 47 minutes.
Un record propriété pour l’instant de Loïck Peyron et de l’équipage Banque Populaire V, en 45 jours, 13 heures et 42 minutes, en 2011. Le Trophée Jules Verne est le record du tour du monde à la voile en multicoque, en équipage et sans escale.
Joyon : « On est confiant »
Interrogé sur le ponton, le navigateur a expliqué souhaiter « avoir une météo qui nous permette de passer le cap de Bonne Espérance sous 12 jours. Dimanche, il y a des vents de nord assez forts, qui sont bien pour aller jusqu’à l’équateur. Après on n’a pas encore de visibilité assez précise pour l’Atlantique Sud. Il faut un enchaînement de vents plutôt porteurs pour descendre jusqu’à l’équateur, et qu’il n’y ait pas d’anticyclone qui nous bouche la route en arrivant plus au Sud. »
Le bateau et son équipage ont quitté leur port d’attache de La Trinité-sur-Mer ce jeudi, à l’aube, et se tiennent prêts à franchir la ligne de départ historique du record, située à Ouessant, et ce dès ce dimanche en fin de journée si les conditions d’un départ sont réunies.
« Pour la date de départ, je dirais qu’on a une probabilité de 40 % pour pouvoir partir dimanche. »
« On est monté à 37 nœuds »
Le moral et l’optimisme sont en tout cas au rendez-vous : « On n’a pas de certitudes pour partir rapidement, mais le bateau est en place. On a mis quatre heures pour venir de La Trinité, le bateau allait très vite, on est monté à 37 nœuds donc ça c’est vraiment satisfaisant. Au départ de Brest, on peut vraiment choisir le meilleur moment pour partir. »
Et d’ajouter : « On sait que ce sera un défi difficile. Le temps qui a été réalisé est assez fabuleux, mais on sait aussi qu’on a une chance de réussite parce qu’on s’est entraîné, on a un bon bateau, on est une bonne équipe, donc on est confiant. »
Ces avertissements, qui ne mentionnent pas de cible précise, ont été transmis à la police de New York (NYPD) et au Port Authority of New York and New Jersey, organisme qui gère aéroports, pon...
Les services de renseignement américains ont prévenu les autorités de New York, du Texas et de Virginie d'un risque d'attaques d'Al Qaïda aux alentours de l'élection présidentielle, mardi prochain, a-t-on appris vendredi.
Ces avertissements, qui ne mentionnent pas de cible précise, ont été transmis à la police de New York (NYPD) et au Port Authority of New York and New Jersey, organisme qui gère aéroports, ponts et tunnels dans l'agglomération new-yorkaise.
Le Texas et la Virgnie menacés
Les gouverneurs du Texas, Greg Abbott, et de Virginie, Terry McAuliffe, ont fait savoir que leurs services suivaient la situation de près et assurent que les électeurs pourront voter normalement mardi.
De source gouvernementale à Washington, on confirme que des avertissements émanant des services de renseignement ont été transmis, mais on souligne que la menace évoquée n'est pas spécifique et d'un niveau relativement faible.
Le FBI s'est refusé à commenter ces informations. Il se contente de rappeler dans un communiqué que « les services de l'antiterrorisme et du ministère de l'Intérieur demeurent vigilants et à même de faire face à des attaques ici aux États-Unis ».
En Arctique, des scientifiques russes ont trouvé une mystérieuse base construite par les nazis durant la Seconde Guerre mondiale. Elle est abandonnée depuis plus de 70 ans.
C’est un trésor pour la science et pour l’histoire. Des chercheurs russes ont découvert une base secrète nazie en Arctique, sur l’île Terre d’Alexandra, à 1 000 km du Pôle Nord. La base a été construite en 1942, par l’armée d’Hitler.
Pendant la Seconde Guerre mondiale, ce repère militaire aurait servi d’espace de stockage pour des munitions ainsi que pour des objets et outils météorologiques et stratégiques. Les nazis l’ont abandonnée en 1944, suite à une grave épidémie. Les troupes auraient consommé de la viande d’ours polaire sans la cuire suffisamment, d’où une épidémie qui aurait fait de nombreux morts. Un sous-marin allemand serait venu chercher les militaires nazis malades.
Les chercheurs russes ont découvert des ruines de bunkers, des bidons d’essence, des balles rouillées, des documents papier. (Photo : capture d’écran Youtube).
Plus de 70 ans après son abandon, la base nazie a été mise au jour par une équipe de chercheurs russes. En se rendant sur le site pour procéder à des fouilles, les scientifiques ont découvert des ruines de bunkers, des bidons d’essence, des balles rouillées, des documents papier ainsi que d’autres reliques datant de la Seconde Guerre mondiale. Plusieurs d’entre elles sont en bon état car elles ont été préservées par le froid.
La base militaire, dont le nom de code était « Schatzgraber » en allemand ou « Treasure Hunter » en anglais (Chasseur de trésor), était principalement utilisée en tant que station météo. De septembre 1943 à juillet 1944, les météorologues allemands y auraient transmis près de 1 000 bulletins météo à la Kriegsmarine et à la Wehrmacht afin de guider les missions effectuées sur le territoire de l’URSS. Tout au long de la Seconde Guerre mondiale, les Allemands tentaient d’intercepter les convois de ravitaillement lancés depuis les États-Unis et l’Europe.
Ceux qui cherchent un poste en alternance connaissent la difficulté de la tâche. Un sondage (1) atteste que plus de la moitié des jeunes n'ont pas suivi cette formation faute d'entreprise.
Trouver un contrat en alternance n’est pas une mince affaire. Les jeunes ont souvent une place en école mais pas d’entreprise. Pourtant le gouvernement espère former 500 000 apprentis d’ici 2017.
Une récente étude (1) démontre la difficulté pour les jeunes de trouver une alternance. Plus de la moitié des sondés n’ont pas pu choisir cette formation, faute d’entreprise. Pour les femmes, cela représente 48 % alors que pour les hommes le chiffre s’élève à 60 %.
Par ailleurs, parmi ceux ayant trouvé un contrat, 30 % l’ont décroché après au moins six mois de recherche. 36 % ont envoyé plus de 30 candidatures.
Rupture de contrat
Pour les plus chanceux, ils ont décrochés leur entreprise grâce à une candidature spontanée (36 %), la base de données de leur école (23 %) ou le réseautage (23 %). Les plateformes de recherche d’emplois et les salons ne représentent que 10 % chacun.
Si 85 % des jeunes interrogés considèrent leur alternance comme une réussite, trois alternants sur dix ont rompu leur contrat en cours d'année. Sept jeunes sur dix n'ont pas été embauchés après leur alternance.
La plupart des consommateurs est persuadée que les aliments bio contiennent sensiblement moins de pesticides que les aliments de l'agriculture traditionnelle et qu'ils sont donc " meilleurs pour la
Faut-il craindre pour votre santé à cause des pesticides ? L’analyse scientifique du sujet montre que non, et qu’agriculture conventionnelle et bio sont en fait quasiment identiques sur ce sujet.
La plupart des consommateurs est persuadée que les aliments bio contiennent sensiblement moins de pesticides que les aliments de l’agriculture traditionnelle et qu’ils sont donc « meilleurs pour la santé ». Pour juger de la pertinence de cette croyance il faut d’une part définir la notion de pesticide, et d’autre part examiner comment est mesurée leur toxicité présumée. En effet, le lobby bio, extrêmement actif aussi bien auprès des pouvoirs publics que des médias, délivre souvent une information biaisée. Alors que l’agitation perpétuelle entretenue par les associations écologistes bénéficie d’une importante couverture médiatique, les démentis de la communauté scientifique passent inaperçus puisqu’ils interviennent toujours quelques semaines ou quelques mois après la publication des tonitruantes « révélations » du lobby bio.
Définition des pesticides
Pesticide est un mot d’origine anglaise composé à l’aide de pest, « insecte nuisible, parasite », lui-même emprunté du français peste, et de l’élément -cide, tiré du latin caedere, « tuer ». Un pesticide est donc une substance qui détruit les nuisibles au sens large. Les pesticides concernent bien entendu les plantes, mais sont aussi employés pour lutter contre certains agresseurs des hommes et des animaux. La réglementation de l’UE classe les pesticides suivant leur usage, phytopharmaceutique, biocide et vétérinaire.
Ce sont les applications de pesticides aux plantes, donc phytopharmaceutiques, qui nous intéresseront ici. Les agresseurs des plantes sont eux-mêmes de plusieurs sortes : les insectes, la végétation concurrente (mauvaises herbes), les rongeurs, les vers, les champignons et bactéries. Il existe des pesticides pour chaque catégorie d’agresseurs : insecticides, herbicides, rodenticides, nématocides (ou nématicides), fongicides, bactéricides.
Ce que le public ignore généralement c’est que les plantes contiennent naturellement des pesticides qu’elles utilisent pour se protéger de leurs agresseurs. Une substance chimique pesticide peut donc être produite en laboratoire mais elle peut également être produite naturellement par les plantes (ou par les animaux). Quelle que soit sa méthode de production le pesticide aura un effet pathogène ou répulsif sur des cibles sélectives. L’agriculture bio utilise d’ailleurs beaucoup d’extraits de plantes pour réaliser des pesticides supposés non toxiques. Le but de l’apport artificiel de pesticides est bien entendu de ne viser que la cible sans causer de dommages à la santé humaine ou à l’environnement.
Les critiques sur le bio ne diminuent pas l’engouement du public
Les opposants au lobby bio se sont beaucoup focalisés sur les substances utilisées par cette agriculture. Ils ont relevé que les produits phytosanitaires bio ne font la preuve de leur innocuité, ni pour les consommateurs, ni pour l’environnement. Ainsi la roténone, substance extraite de plantes tropicales est un insecticide « ancestral » qui a servi massivement en agriculture biologique. Son action néfaste sur certains neurones avec un risque multiplié par 2,5 de développer la maladie de Parkinson l’a faite interdire par l’UE en 2008. Son successeur, l’huile de neem (principe actif l’azadirachtine), longtemps interdite, a fini par être autorisée en France en 2014 sous la pression du lobby bio. Cette substance est pourtant fortement suspectée d’être un perturbateur endocrinien et de provoquer des malformations chez les jeunes abeilles (suivant des méthodes de test que nous examinerons plus loin). Le cuivre utilisé dans la bouillie bordelaise est quant à lui écotoxique, en s’accumulant dans les sols il les acidifie et nuit à la biodiversité.
Ces critiques n’atteignent toutefois pas le public qui reste persuadé que l’agriculture bio, même si elle a commis quelques erreurs de jeunesse, fournit des produits contenant bien moins de pesticides que l’agriculture commune. De plus, l’angle d’attaque revient à accepter le système de test des écologistes et donc, paradoxalement, à justifier une autre doctrine montante, l’agriculture sans intrant, celle qui prétend n’utiliser aucun produit étranger à l’exploitation agricole (biodynamie) ou même strictement aucun intrant, y compris l’eau d’arrosage, (expériences de Pascal Poot).
99,99% des pesticides présents dans l’alimentation sont d’origine naturelle
La démarche qui compare les pesticides employés dans le bio avec ceux employés dans l’agriculture raisonnée est donc loin d’être satisfaisante. Elle a tendance à masquer une autre question centrale qui consiste à comparer les résidus de pesticides (bio ou pas) apportés artificiellement par l’homme à ceux contenus naturellement dans les aliments. Car si les techniciens bio utilisent des extraits de plantes pour fabriquer des pesticides c’est bien que les plantes en contiennent naturellement. Dans quelle proportion ?
Une célèbre étude (Dietary pesticides (99.99% all natural -Reference : Bruce N. Ames, Margie Profet, Lois Swirsky Gold, Proc. Natl. Acad. Sci. USA, 87, 7777-7781, oct 1990.) menée par le professeur Bruce Ames en 1990 a montré que 99,99 % (en masse) des pesticides présents dans l’alimentation sont naturels.
Bruce Ames, membre de l’académie des sciences des États-Unis, professeur émérite de biochimie et de biologie moléculaire et son équipe, ont analysé certains des milliers de pesticides connus, présents dans l’alimentation. Parmi ces milliers de pesticides naturels très répandus, 52 ont été testés sur des rongeurs et la moitié se sont révélés cancérigènes pour ces animaux.
Ames relève que les Américains consomment 1,5 g par jour de pesticides naturels, soit 10000 fois plus que de pesticides de synthèse.
Il relève que la masse des matières calcinées, résidus de cuisson absorbée chaque jour par les Américains, dont il est démontré qu’elles sont cancérigènes pour des populations de rongeurs, s’élève à environ 2 mg. En comparaison, les résidus des 200 principaux pesticides de synthèse les plus connus ne représentent que 0,09 mg par personne et par jour.
Enfin, Ames constate que la quantité de composés naturels cancérigènes pour des rongeurs, présente dans une seule tasse de café est équivalente en masse à la quantité de pesticides de synthèse absorbée par un consommateur américain pendant un an.
Tout cela veut-il dire que notre santé est gravement menacée sans que nous le sachions ? Faut-il immédiatement arrêter de boire du café ? Pour répondre à ces questions nous avons besoin de comprendre comment est mesurée la toxicité des pesticides. À suivre !
Cet article tire principalement sa source du dossier sur les pesticides paru dans les numéros 315 et 316 du magazine Science & pseudo-sciences, une publication de l’AFIS, Association Française pour l’Information Scientifique. Le dossier en question contient une bibliographie et des renvois vers les nombreuses publications scientifiques sur le sujet.
Une réforme européenne toxique pour les agriculteurs bio ?
Une révision de la politique européenne sur l'agriculture bio devrait être finalisée d'ici à la fin de l'année. La question d'instaurer des seuils de pesticides dans les produits AB fait déb...
Une révision de la politique européenne sur l’agriculture bio devrait être finalisée d’ici à la fin de l’année. La question d’instaurer des seuils de pesticides dans les produits AB fait débat.
Comment soutenir un marché bio en pleine croissance, sans abaisser les exigences de qualité et d’intégrité de ses produits pour le consommateur ? C’est le dilemme qui sous-tend les trilogues, ces négociations à huis clos entre la Commission, le Parlement et le Conseil européens, qui visent à réviser, d’ici à la fin de l’année, l’actuel règlement européen de l’agriculture biologique.
Datant de 1991, réformé en 2007, ce règlement définit le cahier des charges de l’agriculture biologique pour les Etats membres de l’Union européenne (UE), dont dépend le label bio européen figurant aux côtés du logo AB, sa transposition nationale.
Parmi les multiples questions soulevées par cette nouvelle révision, l’une a particulièrement cristallisé les débats : faut-il instaurer des seuils de produits non autorisés – pesticides et OGM – au-dessus desquels un produit bio perdrait automatiquement sa certification ? Cette proposition de la Commission s’est heurtée à l’opposition de toute la filière bio.
Des pesticides dans les produits bio ?
Actuellement, les contrôles garantissant le label bio portent sur les moyens : ils veillent à ce que les précautions soient prises à tous les niveaux de la chaîne de production pour respecter le modèle bio – agriculteur, transformateur, transport, distributeur, etc. –, avec un principe majeur : la non-utilisation, dans les champs, de pesticides de synthèse.
Mais les analyses sur le produit fini ne sont pas systématiques ; et si elles détectent une substance interdite dans un produit, son déclassement n’est pas non plus automatique. Le règlement européen ne prévoit aucune disposition particulière dans ce cas. Par conséquent, des produits dans lesquels on a détecté la présence de pesticides continuent à être commercialisés en tant que produits biologiques.
Les produits bio, en effet, ne sont pas garantis « zéro pesticide »… même si le niveau de pesticides qu’ils contiennent parfois est incomparablement plus bas que dans un produit conventionnel. Selon le dernier rapport de l’European Food Safety Authority (EFSA) sur les résidus de pesticides dans les aliments, 15 % des quelque 4 620 aliments bio analysés contenaient des résidus détectables de pesticides. Et 0,8 % d’entre eux dépassaient les limites maximales de résidus (LMR) – les niveaux autorisés en conventionnel pour chaque pesticide.
D’où viennent ces pesticides dans les produits bio ? Dans l’immense majorité des cas, explique Philippe Thomazo, directeur général d’Ecocert (principal organisme de certification bio en France), ils ne proviennent pas de fraudes de l’agriculteur, très rares, mais de contaminations fortuites, dans les champs surtout, ou pendant les diverses étapes de production : transport, conditionnement, distribution…
Une proposition de la Commission contrée par le Parlement
Même minime, la présence de pesticides dans les produits bio ternit toutefois la crédibilité du label bio vis-à-vis des consommateurs, estime la Commission, qui a présenté en 2014 une proposition de révision visant à renforcer le règlement européen. Ce projet faisait suite à une large consultation lancée début 2013, qui a remporté un vif succès, avec près de 45 000 réponses. Consommer un produit de qualité sans pesticides ni OGM arrivait en seconde position des raisons pour lesquelles les citoyens européens achètent bio.
La Commission a donc proposé que les produits bio soient soumis aux mêmes seuils que ceux en vigueur dans l’alimentation pour bébé, à savoir 0,01 mg/kg de pesticides. Au-delà de cette quantité, ils seraient automatiquement décertifiés. Actuellement, seules l’Italie, la Belgique et la République tchèque ont introduit des seuils de pesticides dans les produits bio, ce qui entraîne, selon elle, une distorsion de concurrence.
Mais cette proposition a été retoquée par le Parlement – qui a d’ailleurs largement amendé le texte de la Commission. Au grand dam de certaines associations écologiques, comme IEW, la Fédération interenvironnement de Wallonie en Belgique, qui accuse le Parlement d’affaiblir le cahier des charges européen, et d’ouvrir la voie à « une agriculture biologique très peu ambitieuse ».
Derrière la position du Parlement européen, c’est toute la filière bio qui s’est érigée contre ces seuils de décertification, des producteurs à la grande distribution. Et notamment l’International Federation of Organic Agriculture Movements (Ifoam), qui représente une grande partie des associations de paysans bio et des transformateurs dans l’Union européenne. Selon Politico, des poids lourds du bio comme l’Espagne et l’Allemagne s’y sont aussi opposés.
La production bio pénalisée ?
Du côté du Parlement comme de la filière bio se dessine en effet une même crainte : que ces seuils de pesticides ne fassent obstacle au développement de l’agriculture bio, dont le marché a quadruplé en dix ans en UE, alors même que l’offre ne parvient pas à suivre la demande.
Au-delà de sa croissance, la filière tient par ailleurs au principe, central dans le modèle bio, de l’obligation de moyens. Or, l’introduction de seuils ferait basculer la logique vers une obligation de résultats, délétère selon eux. Pour Eliane Anglaret, qui préside Nature & Progrès, une association historique du biologique :
« L’important, c’est de respecter le lien à la terre, de ne pas utiliser d’intrants chimiques de synthèse, d’être dans des circuits locaux… Sinon, il suffirait de mettre des cultures hors sol sous serres en plastique, avec zéro pesticide, pour obtenir du bio. Or, ce n’est pas ce qu’on cherche. »
Autre argument brandi contre les seuils : ceux-ci pénaliseraient les producteurs bio. « Comment établira-t-on la responsabilité et la provenance de ces pesticides ? Et qui paiera pour ces analyses supplémentaires », interroge Mme Anglaret. Selon Eduardo Cuoco, directeur de l’Ifoam Europe :
« Les fermiers bio travaillent en milieu ouvert, sur des territoires où l’agriculture conventionnelle, qui représente 94 % des terres agricoles en Europe, est majoritaire. Ils sont donc soumis à des risques de contaminations accidentelles. Il serait totalement injuste de pénaliser doublement un producteur, déjà victime de contamination, en déclassant l’ensemble de sa récolte, alors qu’il n’est pas responsable de cette contamination. »
François Veillerette, de l’association antipesticides et anti-OGM Générations futures, estime aussi qu’on « ne doit pas faireporter l’effort uniquement par le producteur bio sous prétexte de faire une bio plus blanc que blanc ».« Un des moyens de tuer labio, c’est de la rendre tellement stricte qu’elle devient inapplicable », abonde Philippe Thomazo, d’Ecocert.
La Commission assure toutefois, afin de ne pas pénaliser l’agriculteur, avoir prévu une compensation en cas de contamination fortuite. La filière bio est globalement favorable à un tel dédommagement – sur le principe du pollueur-payeur, qui mettrait à contribution l’agriculture conventionnelle. Mais elle estime le mécanisme proposé « imprécis et insuffisant ». L’eurodéputé socialiste Eric Andrieu argue, de son côté, que la priorité pour la Commission devrait être de « lutter contre l’omniprésence des pesticides dans l’agriculture conventionnelle actuelle, qui rend impossible pour un agriculteur bio de se prémunir totalement de l’utilisation des pesticides par son voisin ».
Deux Châteaux viticoles du Bordelais ont été mis en examen récemment pour des épandages dans une commune du nord-Gironde, qui avaient provoqué en 2014 des malaises et nausées dans une école...
Deux Châteaux viticoles du Bordelais ont été mis en examen récemment pour des épandages dans une commune du nord-Gironde, qui avaient provoqué en 2014 des malaises et nausées dans une école proche, a-t-on appris mardi de sources concordantes.
Les domaines d'appellation Côtes de Bourg, Château Escalette et Château Castel La Rose, ont été mis en examen le 17 octobre pour "usage inapproprié de produits phytopharmaceutiques", dans le cadre d'une information judiciaire ouverte fin 2015 par le Parquet de Libourne, a-t-on indiqué de source proche du dossier, précisant une information du quotidien Sud Ouest. En mai 2014, une vingtaine d'enfants et une enseignante d'une école primaire de Villeneuve-de-Blaye avaient été pris de malaises, ou s'étaient plaints de picotements aux yeux, de maux de gorges, à la suite de l'épandage de fongicides sur des vignes proches. Ils avaient été confinés dans les locaux scolaires et l'Agence régionale de santé avait été alertée.
Une enquête administrative avait établi que les produits utilisés ce jour-là étaient autorisés, régulièrement utilisés en viticulture, mais suggérait que l'épandage "à proximité de l'école s'est déroulé dans des conditions inappropriées sans qu'aient été prises toutes les précautions pour le voisinage". Deux domaines, l'un certifié bio, l'autre conventionnel, avaient traité ce jour-là sur leurs parcelles.
Vent et dépassement ou non de la surface
Après avoir initialement classé l'affaire sans suite, la justice avait ouvert une information judiciaire contre X..., après plainte d'une fédération d'associations de défense de l'environnement du Sud-Ouest, la Sepanso, qui s'est constitutée partie civile, suivie par l'association Génération Futures, qui lutte contre le recours aux pesticides dans l'agriculture et plus particulièrement dans la viticulture. De source proche du dossier, on souligne que le contexte du vent et le dépassement ou pas de la surface -- deux notions-clés dans l'usage de pesticides -- sont au coeur du dossier, non la nocivité des produits. Car les deux utilisés -- en "bio" comme en conventionnel -- étaient bien autorisés, même s'ils comportent des mises en garde sur un risque de nocivité.
"On ne poursuit pas la viticulture, on poursuit ses excès", a souligné Me François Ruffié, avocat de la Sepanso, pour qui il s'agit surtout d'un "conflit d'usage", de non-respect d'un Code rural "qui est d'ailleurs bien fait" s'agissant des pesticides. Les conseils des Châteaux concernés n'étaient pas joignables mardi matin. Le 27 octobre, le Premier ministre, Manuel Valls, avait indiqué que le futur arrêté en préparation réglementant l'usage de pesticides sera "pour l'essentiel" celui de 2006, retoqué sur la forme par le Conseil d'Etat, mais avec des portes ouvertes à des précautions nouvelles, liées à la technologie, aux pratiques.
Vienne - Les Eglises protestantes d'Autriche ont dénoncé lundi une "instrumentalisation" de Dieu par le candidat d'extrême droite à la présidentielle Norbert Hofer dans sa nouvelle campagne ...
Vienne - Les Eglises protestantes d'Autriche ont dénoncé lundi une "instrumentalisation" de Dieu par le candidat d'extrême droite à la présidentielle Norbert Hofer dans sa nouvelle campagne d'affichage avant le scrutin prévu le 4 décembre.
"Dieu ne se laisse pas instrumentaliser pour des intérêts personnels ou à des fins politiques", ont souligné les représentants des trois principales Eglises protestantes du pays dans un communiqué.
Le parti FPÖ de M. Hofer a dévoilé vendredi ses nouvelles affiches de campagne, portant la mention "Avec l'aide de Dieu" ("So wahr mir Gott helfe"), soulignant vouloir souligner son "fort enracinement dans les valeurs chrétiennes et occidentales".
Selon les représentants protestants autrichiens, dont l'évêque luthérien Michael Bünker, cette référence à Dieu relève toutefois de l'"abus", en particulier venant d'un parti ouvertement xénophobe.
"Faire appel à Dieu à de fins politiques et l'utiliser au moins indirectement pour attaquer d'autres cultures et religions en utilisant la notion d'Occident chrétien revient selon nous à abuser de son nom et de la religion", soulignent-t-ils.
Selon les dignitaires, "le Dieu de la Bible n'est pas un Dieu chrétien et occidental mais un Dieu universel qui prend parti pour les faibles, les pauvres et les gens qui souffrent".
Dans un long discours prononcé lundi, à l'avant-veille de la fête nationale autrichienne, le patron du FPÖ, Heinz-Christian Strache, a dénoncé "l'afflux incessant de migrants économiques étrangers à notre culture", un axe fort de la rhétorique du parti.
Les organisations rattachées aux Eglises catholique et protestantes assument un grande partie de l'accueil des quelque 120.000 réfugiés arrivés en Autriche depuis début 2015.
Les électeurs autrichiens sont appelés aux urnes le 4 décembre pour le second tour de la présidentielle qui opposera M. Hofer --un catholique d'origine converti au protestantisme-- à l'écologiste Alexander Van der Bellen.
M. Van der Bellen l'avait emporté d'une courte tête lors du scrutin initial en mai, mais celui-ci avait été annulé en raison d'irrégularités de procédure.
Von Peter Nindler Innsbruck -Die „Aufforderung zur Rechtfertigung" durch die Bezirkshauptmannschaften sorgt derzeit unter vielen der 17.000 Tiroler Privatzimmervermieter für helle Aufregung. Vor...
Innsbruck –Die „Aufforderung zur Rechtfertigung“ durch die Bezirkshauptmannschaften sorgt derzeit unter vielen der 17.000 Tiroler Privatzimmervermieter für helle Aufregung. Vor allem in den Bezirken Osttirol und Landeck trifft es derzeit Dutzende. Sie bieten zu viele Betten an, in einem Fall sind es 14; drei Ferienwohnungen und zwei Doppelzimmer. Damit fallen die Privatzimmervermieter aus der häuslichen Nebenbeschäftigung heraus und sofort in das Gastgewerbe hinein. „Die Zahl der für die Beherbergung von Fremden bereitgestellten Betten darf zehn nicht überschreiten“, heißt es in dem seit 1959 geltenden Privatzimmervermietungsgesetz.
Für den freiheitlichen Tourismussprecher NR Gerald Hauser ist das Gesetz nicht mehr zeitgemäß. „Die Gewohnheiten der Gäste haben sich schließlich geändert, in den vergangenen Jahren sind viele Gästezimmer in Ferienwohnungen umgebaut worden.“ Damit würden die Privatzimmervermieter den Wünschen der Gäste entsprechen. Für Hauser geht es nicht um eine „massive Ausweitung“ des Angebots, sondern lediglich um rund fünf Zimmer. „Eine Modernisierung der rechtlichen Rahmenbedingungen ist notwendig. Es kann nicht sein, dass es jetzt zu einer Anzeigenflut kommt.“
Die Anzeigen bestätigt der Leiter der Tourismusabteilung im Amt der Tiroler Landesregierung Gerhard Föger. „Ich kenne das Problem, wir sind ebenfalls an einer Lösung interessiert.“ Föger bringt eine so genannte „Feststellungsverordnung“ ins Spiel, von zehn bis 25 Betten sollte es demnach eine Gewerbeordnung light geben. Derzeit wird ohnehin das Gewerberecht neu verhandelt. Gemeinsam mit der Wirtschaftskammer beschäftige man sich intensiv mit einer Neufassung.
Die Obfrau des Tiroler Privatvermieterverbands, Theresia Rainer, versteht die Welt nicht mehr. „Tirol ist ein Tourismusland.“ Dass die gesetzlichen Bestimmungen für die Vermieter noch aus dem Jahr 1959 stammen, kann sie nicht verstehen. „Es wird wohl möglich sein, neue gesetzliche Rahmenbedingungen zu schaffen, damit die Privatzimmervermieter weiter mit Freude und ohne Angst vor Anzeigen ihre Zimmer anbieten können.“ Schließlich sei man mit jährlich 9,6 Millionen Nächtigungen ein wirtschaftliches Rückgrat für den heimischen Tourismus. Rainer spricht sich für eine Anhebung der zulässigen Bettenanzahl auf 15 Betten aus, „vor allem wegen der Attraktivität von Ferienwohnungen“. Zwischen 15 und 25 Betten ist für sie die vorhin genannte Gewerbeordnung light vorstellbar. Sollte es keine Änderungen geben, befürchtet Rainer, dass viele Privatzimmervermieter über kurz oder lang aufgeben.
Der freiheitliche Tourismussprecher Hauser geht noch einen Schritt weiter: Neben einer Erhöhung der Bettenanzahl sollten im neuen Privatzimmergesetz Serviceangebote verankert werden. „Derzeit dürfen Privatzimmervermieter nicht einmal kleine Dienstleistungen anbieten.“ Ein Zimmerservice oder das Angebot von gewissen Getränken müsse man dem Gast wohl anbieten können. Hauser verweist auf Oberösterreich, wo bereits 2001 entsprechende Änderungen vorgenommen wurden.
Propos recueillis par Hervé Bertho Le plus surprenant : la neige " Quand le brouillard s'est dissipé et que roulent dans le ciel de gros nuages blanchâtres aux reflets de plomb, c'est un ...
C'est la ville des tsars et la plus au Nord, jeune cité construite voilà trois cents ans sur les sables et les marécages. Un étonnement permanent dont Vladimir Fédorovski se fait l'interprète.
Le plus surprenant : la neige
« Quand le brouillard s'est dissipé et que roulent dans le ciel de gros nuages blanchâtres aux reflets de plomb, c'est un enchantement d'apercevoir au loin se dessiner la ville. Avec la neige, tout apparaît enfin : la flèche de l'amirauté, la forteresse Pierre-et-Paul, le pont Anickov avec ses quatre statues équestres, le canal Catherine où Alexandre II fut assassiné après cinq tentatives, Notre-Dame de Kazan, et la perspective Nevski qui a retrouvé son nom après s'être appelée l'avenue de l'Octobre-Rouge. Des sphinx égyptiens de couleur ocre regardent, impassibles, le fleuve jaune. Par-delà la Neva, l'alignement des palais depuis la cathédrale de Smolny jusqu'au palais d'Hiver et le golfe de Finlande, où la ville a surgi en 1703 pour devenir la capitale en 1712. »
Le plus beau : les couleurs de Rastrelli
« Rastrelli, arrivé en Russie à l'âge de 16 ans avec son père sculpteur, devient le principal architecte de l'impératrice Elisabeth. Il invente un style nouveau, réunissant des composantes apparemment incompatibles dans une heureuse symbiose, en alliant le rococo autrichien, le goût décoratif à la française et la tradition russe inspirée des églises de Kiev et de Novgorod. Comme Pierre le Grand, Rastrelli entreprit un pari surhumain. Son célèbre Palais d'Hiver - aujourd'hui musée de l'Ermitage - se déploie sur deux kilomètres de façade soutenue par une forêt de colonnes corinthiennes. Son chef-d'oeuvre, la cathédrale du couvent de Smolny est un étonnant mariage réussi du baroque et des coupoles bulbeuses dans la pure tradition russo-byzantine. Rastrelli représente le symbole d'une heureuse tentative de fusion entre la tradition russe et le style occidental. »
Le plus romantique : les nuits blanches
« J'ai l'habitude de revenir à Saint-Pétersbourg pour le festival de musique, au moment où la fin du printemps offre l'émerveillement des nuits blanches. Je prends alors le train de nuit à partir de Moscou. Tandis que vos paupières sont closes, défile devant la vitre la beauté des campagnes et des lacs nappés par la nuit. Au petit matin, vous entrez enfin dans le rêve retrouvé de Saint-Pétersbourg. Alors je marche toujours sur la perspective Nevski jusqu'au bâtiment de l'Amirauté, dont la flèche dorée perce le brouillard au-dessus du fleuve. Le soleil s'amuse, joue à cache-cache, pour réapparaître de plus belle. Les peintres essayaient de transmettre leur beauté magique, les poètes chantaient l'ambiance de ces folles nuits. Dostoïevski exprime si bien « cet état d'âme » typiquement pétersbourgeois dans son oeuvre énigmatique Les Nuits Blanches. »
Le plus personnel : les promenades avec Dostoïevski
« C'est par lui qu'à l'âge de 13 ans j'ai découvert Saint-Pétersbourg. Loin des imposantes façades et des palais grandioses de la capitale, Dostoïevski décrit dans ses oeuvres les rues et les canaux de la périphérie de Saint-Pétersbourg, un monde de sombres cours intérieures, d'escaliers de service puants, de caves humides et de mansardes fétides. Ces descriptions créent une image insolite de la capitale impériale. Selon Dostoïevski, tout est « incertain » dans la capitale de l'empire des tsars : non seulement l'avenir, mais aussi le destin même de la ville. »
Le plus mystérieux : le palais Youssoupov
« Le 29 décembre 1916, Raspoutine, directeur de conscience du tsar Nicolas II, fut convié sur la Moïka, au palais Youssoupov où il fut tué. Ce palais exquis fut, tout au long du XIXe siècle, la résidence de plusieurs générations de l'une des plus puissantes familles russes. Une pièce spectaculaire de ce palais est dans le goût mauresque. Une cheminée d'onyx, un sol en marqueterie de marbre, des murs à panneaux de marbre sculpté et une fontaine dans un bassin, taillé au sein d'un seul bloc de pierre, produisent un effet extraordinaire, de couleurs et d'or. Ce décor fut celui d'un coup de théâtre de l'histoire, dont l'écho résonna bien au-delà de Saint-Pétersbourg. Après avoir essayé d'empoisonner Raspoutine, Youssoupov affirma qu'il tira plusieurs fois sur lui. Pourtant, aujourd'hui encore, il y a des doutes sur l'identité du véritable assassin de Raspoutine, car le grand-duc Dimitri Pavlovitch, présent sur les lieux du crime, aurait reconnu qu'il aurait personnellement achevé Raspoutine, blessé par la main maladroite du prince Youssoupov. Quoi qu'il en soit le corps de Raspoutine, assassiné, était repêché le lendemain dans la Neva. »
Le plus secret : la forteresse Pierre-et-Paul
« Fondée le 16 mai 1703 sur l'île aux Lièvres, la forteresse Pierre-et-Paul fut bâtie pour défendre les territoires de la Neva, conquis par la Russie aux dépens de la Suède lors de la guerre du Nord. Le 27 mai 1703 devint donc la date officielle de la fondation de Saint-Pétersbourg. La forteresse comprend plusieurs bâtiments, dont la cathédrale Pierre-et-Paul où sont enterrés tous les empereurs russes, la Monnaie nationale, le bastion Troubetskoï, la crypte grand-ducale et le musée municipal de Saint-Pétersbourg. Le ravelin Alexeïevski, devenu la principale prison politique de l'époque des tsars est construit dans la partie occidentale de l'île entre 1733 et 1740 en l'honneur du tsar Alexeï Mikhaïlovich.
L'histoire de cette prison emblématique de l'empire des tsars commence en février 1718, quand le fondateur de Saint-Pétersbourg y jeta son propre fils Alexis. »
Le plus intéressant : l'Ermitage
« Ce musée n'est pas seulement un coffre aux trésors artistiques inestimables, il est aussi l'un des plus forts symboles de Saint-Pétersbourg.
Fondé par l'impératrice Catherine II, il possède l'une des collections d'art les plus renommées au monde, environ trois millions d'objets d'art, dont seulement 5 % sont exposés dans plus de 350 salles. »
Le plus indispensable : la Moïka
« La Moïka n'est pas seulement une rivière qui se jette dans la Neva. C'est aussi l'un des lieux magiques de Saint-Pétersbourg. Nous sommes ici au coeur même du vieux Saint-Pétersbourg. Tout y est lié avec son histoire ! J'hésite même à énumérer tous ces lieux extraordinaires et les quinze ponts qui sont devenus une source d'inspiration pour tant d'artistes et poètes.
La promenade sur la Moïka est un rare plaisir esthétique. Chaque façade y est d'un style différent : classicisme français, néo-gothique, néo-Renaissance italienne. En se promenant sur les quais vous suivez aussi les liens entre les couleurs extraordinaires de Saint-Pétersbourg et les styles architecturaux. Partout à Saint-Pétersbourg
, on murmure le nom d'Alexandre Pouchkine. L'appartement de ce grand poète se trouve également quai Moïka. »
Au cours de la prochaine décade, le marché de la viande halal en Russie doit progresser de 15-20% par an, offrant de larges opportunités à l'industrie alimentaire du pays et atteignant une vale...
Au cours de la prochaine décade, le marché de la viande halal en Russie doit progresser de 15-20% par an, offrant de larges opportunités à l’industrie alimentaire du pays et atteignant une valeur de 600-700 Mds RUB (1-1,1 Md USD), selon une étude réalisée par l’Institut Indépendant de Politique Agricole.
Cette croissance sera portée par un nombre croissant d’entreprises produisant de la viande halal, par le développement des exportations de produits halal et par le renforcement de la popularité des produits halal parmi les consommateurs non musulmans.
La dévaluation du rouble a permis aux fabricants russes de volaille de formaliser les exportations de produits halal au Moyen-Orient et en Afrique du nord – et à l’avenir en Asie du sud. En 2015, d’après le Centre International de Certification et de Standardisation halal, la Russie a exporté 15 000 tonnes de volaille halal, avec pour but d’atteindre un volume de 20 000 tonnes par an. Elle envisage également d’exporter en Europe et en Iran.
GK Resource, qui exporte des carcasses de poulet, et Eurodon, qui produit de la dinde, assurent la majorité de la production de volaille halal.
Le rapport judiciaire d'étape sur les causes de l'accident de la rame d'essai, qui avait fait 11 morts le 14 novembre 2015 à Eckwersheim (Bas-Rhin), pointe la responsabilité de l'équipe de pilo...
Le rapport judiciaire d'étape sur les causes de l'accident de la rame d'essai, qui avait fait 11 morts le 14 novembre 2015 à Eckwersheim (Bas-Rhin), pointe la responsabilité de l'équipe de pilotage: des calculs visant à déterminer les zones où le train devait freiner étaient erronées, selon Le Parisien.
L'accident "était écrit"
Le quotidien cite un rapport d'étape dans lequel s'expriment deux ex-ingénieurs d'Alstom.
"L'accident était déjà écrit sur les documents en possession de l'équipe de conduite, indique l'expertise. La mise en œuvre des consignes de freinage prévues dans les documents examinés conduisait à faire entrer le train dans la courbe de 945 m de rayon à une vitesse supérieure" à celle du déraillement.
Le freinage aurait dû commencer 3 km plus tôt
Selon les calculs des experts, pour passer avec certitude de 330 km/h à 176 km/h, l'équipe de conduite aurait dû déclencher le freinage trois kilomètres avant le point kilométrique 403. Or, la feuille de route des pilotes du TGV ne prévoyait de freiner que deux kilomètres avant. Pis, le cheminot chargé d'encadrer les conducteurs a pris la décision de retarder le freinage d'un kilomètre supplémentaire.
À 245 km/h au lieu de 176
Pourquoi ? Interrogé par les enquêteurs, ce cadre explique que sur le trajet aller, effectué le matin, le TGV avait disposé de suffisamment de marge pour ralentir. Une analyse erronée. En effet, lors de cet essai, le freinage a été réalisé, en réalité, 2,5 km plus tôt que ce qui était prévu par la feuille de route. "Mais il semble que personne n'y ait prêté attention,", regrettent les experts.
Des erreurs dramatiques puisque le TGV d'essai, dont l'objectif était de tester la résistance et la qualité de la nouvelle voie de 106 km, a déraillé à 245 km/h sur une portion limitée à 176 km/h.
Un accident évité de peu trois jours plus tôt
Les experts pointent aussi les vitesses choisies pour réaliser ces essais - soit 330 km/h au lieu de 187 sur la portion où s'est déroulé l'accident. "L'équipe de projet a décidé de faire circuler le train à des vitesses excessives, non justifiées par rapport aux exigences de la validation, constatent les auteurs du rapport. La justification de cette décision ne nous a pas encore été communiquée", dit le rapport.
Un précédent essai, trois jours avant le drame, avait déjà failli tourner au drame le 11 novembre 2015, avec une rame à 298 km/h au lieu de 230 maximum. Le tronçon en question, en test, est conçu pour une vitesse maximale de 300 km/h.
L'équipe de conduite "n'avait pas les compétences requises"
Finalement, dans ses conclusions provisoires, le rapport est très critique envers les conducteurs du TGV: "L'équipe de conduite s'est vu confier la responsabilité de décider des points d'enclenchement du freinage alors qu'elle n'en avait ni les moyens ni les compétences requises. [...] Les décisions concernant les endroits où le freinage doit être déclenché, ainsi que le type de freinage à utiliser et le niveau de freinage, sont prises selon des évaluations faites à l'estime, sans justification technique. Les lois physiques de base régissant la marche du train (relations entre distance, vitesse, décélération, temps) paraissent inconnues."
Hô Chi Minh-Ville (VNA) - Le contexte national et international pousse les producteurs vietnamiens à améliorer la qualité de leurs produits pour satisfaire les standards. Afin d'y répondre, de...
Hô Chi Minh-Ville (VNA) - Le contexte national et international pousse les producteurs vietnamiens à améliorer la qualité de leurs produits pour satisfaire les standards. Afin d'y répondre, des voix encouragent le passage à une culture organique, qui offre à la fois d’excellents rendements et des produits de qualité, et, surtout, contribue à préserver l’environnement. Une réunion s’est tenue le 28 octobre à Hô Chi Minh-Ville sur cette question.
Selon le Dr Lê Quy Kha, de l’Institut des sciences et des techniques agricoles du Sud, «le Vietnam doit optimiser la culture d’arbres fruitiers locaux pour rivaliser avec les importations venues de l’étranger, et ce, en appliquant les techniques de culture organique». Cette déclaration a été faite en marge d’une conférence sur les «Tendances de la production agricole organique avant la certification au sein de la chaîne de production, de transformation, de consommation du riz, de la noix de cajou, du poivre, des pamplemousses et des crevettes», organisée le 28 octobre dans la mégapole du Sud par le Centre de l’information et des statistiques scientifiques et technologiques (relevant du Service municipal des sciences et des technologies).
En dehors de la liste précitée, le Dr Lê Quy Kha a insisté que le secteur agricole devrait prendre en compte la production organique du thé, du café, mais aussi des légumes, des plantes médicinales, ou encore des champignonnières.
Selon lui, la production organique répondra ainsi à la demande de qualité et de sécurité sanitaire des marchés, tout en protégeant l’environnement, la biodiversité et préservant la fertilité du sol.
Une vision et des méthodes encouragées
Les rizières de Tân Phuoc, près de la ville de Cân Tho (Sud), font figure d’exemple. La production organique a permis aux paysans de réduire de 40% leurs coûts, améliorant dès lors leurs revenus. Le district de U Minh Thuong de la province de Kiên Giang (Sud) fait également figure de bon élève en convertissant les superficies rizicoles en plantations maraîchères en remplaçant les engrais chimiques par ceux organiques.
Pour le Dr Nguyên Công Thành, de l’Institut des sciences et des techniques agricoles du Sud, la production organique devrait être renforcée dans l’agriculture et considérée comme une orientation impérative. Et ce, pour éviter le renvoi par l’Europe et les États-Unis des cargaisons contenant un niveau de pesticides supérieur aux critères autorisés.
Il a poursuivi que la production organique permettrait aux paysans de se consacrer davantage et de manière sérieuse à la gestion de la culture et des investissements, de la prévention et du traitement des impacts négatifs. De plus, l’obtention des certifications des machés européens et américains est une forme de garantie pour les producteurs.
En 2015, la province de Trà Vinh (Sud) a mis en œuvre le modèle de culture organique pour le riz et les crevettes. Sur une superficie de 50 ha, Trà Vinh a produit 200 tonnes de riz organique, permettant de dégager un profit de plus de 24 millions de dôngs/ha pour toute l’année, contre près de 20,6 millions de dôngs/ha pour une riziculture traditionnelle.
Selon le rapport de l’Institut des sciences et des techniques agricoles du Sud, le profit dégagé par un élevage de crevettes bio est de 20 et 30 millions de dôngs de plus qu’un élevage traditionnel sur un hectare. Par ailleurs, selon le Dr Nguyên Công Thành, la production organique des poivriers et des anarcadiers devrait être encouragée. L’épandage de 20 tonnes d’engrais organiques peut augmenter de 12% à 20% le rendement des poivriers sur un hectare par rapport à 10 tonnes d’engrais chimiques. Les provinces de Binh Phuoc et Binh Thuân sont en train de coopérer avec l’institut dans la mise en application du modèle de plantation organique d’anacardiers. Une fois les noix de cajou récoltées, la société Ecotiger leur garantira l’achat et la consommation. -CVN/VNA
Parmi les victimes figurent 14 enfants, a indiqué l'OSDH. Quelque 250 civils ont également été blessés dans des bombardements massifs de factions antigouvernementales depuis vendredi matin, a-...
Sous la neige, dans un parc situé en face du bâtiment qui était le siège des services secrets de Staline et qui est aujourd'hui le siège du FSB (ex-KGB), quelque 200 personnes attendaient leur...
Des centaines de Moscovites ont rendu hommage samedi aux victimes de la terreur stalinienne, en lisant tout au long de la journée le nom de personnes fusillées à Moscou dans les années 1937 et 1938.
Sous la neige, dans un parc situé en face du bâtiment qui était le siège des services secrets de Staline et qui est aujourd'hui le siège du FSB (ex-KGB), quelque 200 personnes attendaient leur tour en fin d'après-midi pour participer à cette cérémonie organisée par l'ONG Mémorial, qui se consacre à l'histoire des répressions en URSS.
« Jiganine Ivan Gueorguievitch, 59 ans, employé du service de la voirie, fusillé le 31 décembre 1937. Eromenko, Grigori Mitrofanovitch, 22 ans, ouvrier, fusillé le 16 mars 1938. Guerassimov Nikolaï Grigorievitch, 33 ans, éducateur sportif, fusillé le 13 avril 1937… »
La lecture de tous ces noms donne le vertige et souligne l'ampleur de la répression autant que son caractère arbitraire : dans cette liste, des jeunes de 19 ans et des vieillards de plus de 80 ans, des Russes, des Juifs, des Tatars, des Polonais, des militaires et des civils, des prêtres, des ouvriers et des ingénieurs, une religieuse, des boulangers, des comptables, des ingénieurs et des conducteurs de tramway…
Honorer la mémoire des victimes
Après avoir évoqué le nom de ces victimes anonymes, nombreux sont ceux qui ajoutent, parfois avec les larmes aux yeux : « Et mon père, fusillé en 1938 » ou bien « Et mon grand-père, mort de faim dans un camp… »
« Je suis venu pour honorer la mémoire de toutes ces victimes de la terreur. Plusieurs personnes ont été fusillées dans ma famille et ma grand-mère a passé des années dans les camps », explique Nikolaï Borissov, un restaurateur moscovite de 36 ans.
Cette cérémonie a lieu la veille de la Journée du souvenir des victimes des répressions politiques, créée en 1991 par le président Boris Eltsine. Cette date n'est aujourd'hui marquée par aucune commémoration officielle de la part des autorités russes.
Une vingtaine de diplomates de pays de l'Union européenne, des États-Unis et du Canada sont venus participer à la cérémonie et déposer des fleurs sur un rocher installé dans ce parc après avoir été amené des îles Solovki, dans le grand nord russe, où a été créé l'un des premiers camps du Goulag.
Dans de nombreuses villes de Russie, des offices religieux étaient prévus en mémoire des victimes du régime stalinien.
20 millions de morts
Selon des historiens russes et occidentaux, la terreur stalinienne, qui a connu son apogée dans les années 1937-1938, a fait quelque 20 millions de morts en incluant les exécutions massives, les morts au Goulag et en déportation dans des zones insalubres, ainsi que la famine en Ukraine et dans plusieurs régions de Russie.
La tombe de Staline se trouve à quelques centaines de mètres seulement du parc où se déroule la cérémonie organisée par Memorial : sur la place Rouge, au pied du Kremlin, c’est-à-dire l'endroit qui symbolise la Russie, juste derrière le mausolée de Lénine.
L'évocation des répressions de l'époque soviétique est souvent considérée comme une attitude non patriotique dans la Russie d'aujourd'hui où l'on observe une réhabilitation rampante de Staline, sur fond de nostalgie de l'URSS.
Des calendriers à son effigie sont en vente dans les librairies de Moscou et plusieurs statues de Staline ont été érigées récemment en Russie, dont l'une en juin dernier par la Société d'histoire militaire dirigée par le ministre de la Culture Vladimir Medinski.
En août dernier, une plaque a été apposée par les autorités « en signe de respect et de reconnaissance » à ceux qui ont construit l'un des nombreux camps de la région des Komis (nord) en 1937.
Quant à Memorial, principale organisation russe de défense des droits de l'Homme, fondée en 1989 par l'académicien dissident et Prix Nobel de la paix Andreï Sakharov, elle a été placée début octobre par les autorités sur la liste des « agents de l'étranger », appellation infamante appliquée aux « ennemis du peuple » sous Staline et plus tard aux dissidents.
La signature s'est déroulée au Palais d'Egmont, le siège du ministère des Affaires étrangères à Bruxelles, en présence notamment de la Commissaire européenne au Commerce, Cecilia Malmströ...
Die Terrormiliz "Islamischer Staat" hat nach Angaben ihres Sprachrohrs Amaq einen Messerangriff auf zwei Menschen in Hamburg verübt. "Zwei Personen wurden von einem Soldaten des Islamischen Staates
L'offensive en cours sur Mossoul risque fort d'entraîner le repli de l'état-major de Daech sur Rakka et, donc, la relance à partir de la Syrie de la campagne de terreur jihadiste en Europe. " Le...
Les dangers pour l’Europe de la bataille de Mossoul
L’offensive en cours sur Mossoul risque fort d’entraîner le repli de l’état-major de Daech sur Rakka et, donc, la relance à partir de la Syrie de la campagne de terreur jihadiste en Europe.
« Le Monde », dans son éditorial daté du 19 octobre 2016, a fort justement souligné que la bataille contre Daech à Mossoul se jouait aussi à Bagdad, car la victoire contre les djihadistes devait être autant politique que militaire. On peut encore élargir ce propos : ce qui n’était qu’une guérilla djihadiste en Irak est devenu à Rakka « l’Etat islamique en Irak et en Syrie », l’acronyme arabe de Daech, en avril 2013, et c’est à partir de Rakka que Daech a lancé sa « campagne d’Europe », en mai 2014, avant de s’emparer de Mossoul un mois plus tard.
LE DERNIER STORYTELLING DE BARACK OBAMA
La bataille de Mossoul a débuté, à l’aube du 17 octobre 2016, dans un bel élan collectif des médias du monde entier, alors même que les hostilités sur le terrain restaient très limitées. Il est vrai que la préparation de terrain avait été tout autant médiatique que militaire, avec « envoyés spéciaux » pour couvrir un combat supposé enfin limpide entre une coalition certes hétérogène, mais plutôt « bonne », face aux « méchants » djihadistes. Que la population de Mossoul ait pratiquement disparu de cette dramaturgie importe peu, car il s’agit de storytelling.
On mesure maintenant mieux le rôle que joue Ben Rhodes auprès du président Obama, obsédé par son image, plutôt que par son oeuvre, depuis son entrée à la Maison blanche. Rhodes est devenu, selon le New York Times, le « gourou de politique étrangère » du chef de l’Etat, et ce malgré son absence d’expérience diplomatique. Cela s’appelle, paraît-il, de la « communication stratégique ». Obama adore cela, car un tel déni de réalité conforte les mensonges dans lesquelles il s’est enferré sur la menace djihadiste (on rappellera qu’il s’agit des mensonges d’abord sur l’état réel de la menace, ensuite sur la priorité accordée à l’Irak sur la Syrie, enfin sur le refus d’une alliance arabe et sunnite crédible).
Dans le storytelling, les mensonges entrent en résonance les uns avec les autres pour créer moins une illusion de réalité qu’une réalité dévoyée, détournant de l’enjeu réel, celui de la défaite effective de Daech. On peut comprendre les maîtres de cérémonie américains : Mossoul n’est que le symptôme d’un mal né à Rakka, mais il est beaucoup plus simple de convoquer les médias en Irak que dans la Syrie dévastée, et surtout de ménager le suspense lié à toute superproduction digne de ce nom.
L’INEVITABLE PARALLELE AVEC ALEP
On évoque déjà d’un ton grave la catastrophe humanitaire qui pourrait s’en suivre, mais le pari est pris à Washington que les médias seront déjà bien loin du théâtre de telles souffrances quand elles se déploieront dans le temps (et surtout qu’Obama aura alors quitté la Maison blanche). On se souvient de l’enthousiasme pour la « libération » de Fallouja, au printemps dernier. Mais qui parle aujourd’hui des dizaines de milliers d’habitants de Fallouja toujours réfugiés en plein désert, tant ils ont peur de retourner dans une ville transformée par la « sécurité » irakienne en une « immense prison » ?
De telles horreurs, sans doute intégrées par avance au storytelling américain, éclairent d’un jour sinistre l’invraisemblable passivité des Etats-Unis face à la mise à mort d’Alep par la Russie. Le Commander-in-Chief Obama ayant décidé de laisser la bataille de Mossoul en ultime héritage, il se devait de ménager Poutine pour ne pas voir se retourner contre lui des accusations trop précises de « crimes de guerre ». On nous prévient déjà que Daech utilise les civils de Mossoul comme « boucliers humains ». Il est facile de déduire la meurtrière conséquence d’un tel aveu.
Obama cautionne ainsi par avance le parallèle infâme entre Alep qui s’est libérée de Daech dès janvier 2014, sans aucune aide internationale à sa « deuxième révolution », et Mossoul, où Daech, expulsé par les révolutionnaires syriens du Nord-ouest de la Syrie, a proclamé son « califat » six mois plus tard. Obama laisse les mains libres à Poutine en Syrie pour être lui-même seul aux commandes en Irak. C’est du coup avec Moscou bien plus qu’avec Washington que la Turquie a coordonné les deux récentes avancées de ses alliés syriens contre Daech, d’abord à Djarablous, puis à Dabiq.
LE CONTRE-CHOC TERRORISTE EN EUROPE
La carte ci-dessus, établie par l’Institute for the Study of War à Washington, le 17 octobre 2016, montre bien en noir les zones contrôlées par Daech. Il y est évident que Mossoul est une impasse pour les djihadistes européens, d’ailleurs concentrés autour de Rakka et dans la vallée de l’Euphrate, d’où ils pouvaient circuler librement vers l’Europe, en tout cas jusqu’aux défaites essuyées à Djarablous et Dabiq. Les groupes révolutionnaires anti-Daech, à la fois arabes et sunnites, désormais en progression, pourraient être encouragés à poursuivre vers Rakka et à s’emparer, avec l’aide de la population locale, du véritable bastion du terrorisme djihadiste.
Mais Obama en a décidé autrement. Jamais le nom de la principale organisation de la société civile de Raqqa n’a été aussi bien justifié : « Rakka est massacrée en silence ». Déjà, pendant la bataille de Fallouja, des révolutionnaires syriens en passe de reprendre un poste stratégique à Daech avaient été abandonnés par l’aviation américaine, pour qui l’Irak était la seule et unique priorité. Les mêmes causes produisant les mêmes effets (en pire, car la bataille de Mossoul sera bien plus sanglante que celle de Fallouja), Daech pourra en toute sérénité replier sur Rakka son état-major terroriste, qui rejoindra les « donneurs d’ordre » déjà présents sur place.
C’était déjà en Syrie, le 30 août dernier, qu’Abou Mohammed al-Adnani, parfois présenté comme le « ministre des attentats » de Daech, avait été tué dans un bombardement américain. Gageons qu’il a depuis longtemps été remplacé et que les renforts venus de Mossoul ne tarderont pas à relancer depuis la Syrie la « campagne d’Europe » qui est au cœur de la stratégie transnationale de Daech. Il y a les guerres de positions et d’états-majors, qui seront gagnées à Mossoul comme ailleurs, et il y a les guerres de terrorisme subversif, où Daech entend garder l’initiative. Juste après la « libération » de Fallouja, Bagdad était ainsi frappé, avec au moins 323 morts, par le pire attentat de son histoire. Cette fois, c’est l’Europe, et sans doute plus particulièrement la France, qui risque fort d’être visée en contrecoup de Mossoul.
Je lançais ce cri d’alarme dès avril 2015 : « C’est à partir de la Syrie que le monstre djihadiste prolifère, c’est en Syrie qu’il peut être terrassé avant qu’il ne soit trop tard. Nous ne pouvons plus nous permettre d’attendre le prochain attentat, puis de défiler en protestation contre le terrorisme ». C’état après Charlie, l’Hyper-Cacher et Montrouge, mais avant le 13-Novembre, Nice, Saint-Etienne-du-Rouvray et tant d’autres tragédies. Nous ne pouvons plus nous permettre d’attendre le prochain attentat. Mais Obama peut se le permettre, car il est un fieffé menteur.
Les djihadistes de l'État islamique (EI) ont exécuté au cours des derniers jours des dizaines de prisonniers issus de villages d'où le groupe a été repoussé par l'armée irakienne près de M...
Tragödie in Syrien: Südlich von Aleppo sind laut Unicef 22 Kinder bei einem Luftangriff ums Leben gekommen. Russland schließt nicht aus, dass seine Luftwaffe an dem Angriff beteiligt war. Bei ...
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Comment se présente approximativement le calendrier de la bataille de Mossoul ? L'Etat islamique dispose de trop peu d'effectifs pour tenir un front large mais mener des combats de retardement avec
Comment se présente approximativement le calendrier de la bataille de Mossoul ?
L'Etat islamique dispose de trop peu d'effectifs pour tenir un front large mais mener des combats de retardement avec ce qu'on appelle des « enfants perdus », snipers, kamikazes, véhicules piégés, engins explosifs. Il faudra donc sans doute au moins une semaine pour parvenir dans les faubourgs de la ville elle même. Ensuite se profile ce qui devrait être la plus grande bataille urbaine de l'Histoire contemporaine : depuis l'offensive sur Hué, au Vietnam en 1968, je ne vois pas d'équivalent hormis peut être être la sécurisation de Bagdad en 2006-2007. Un défi redoutable, puisque Mossoul, 1,4 millions d'habitants, avant 2014, est trois fois plus étendue que Paris, L'Etat islamique pourra soit économiser ses troupes et se replier en Syrie, soit se terrer dans la ville et mener des actions de guérilla, soit tenter des tenir des quartiers, comme à Falloujah en 2004, pour saigner une armée irakienne qui est relativement peu nombreuse, de 20 à 25 000 hommes face à Mossoul, et fatiguée. Le plus vraisemblable, au vu de leur stratégie suivie à Tikrit ou Palmyre, est que l'EI va évacuer ses dirigeants tout en menant des combats retardateurs quelques brigades de mille combattants, pour tenir tête le plus longtemps possible, à la manière de Falloujah en avril 2004, à la plus grande coalition politique rassemblée de par le monde depuis 25 ans ; certaines défaites militaires peuvent être des victoires de propagande.
Pas les Peshmergas kurdes, qui sont relativement peu impliqués (c'est l'armée irakienne qui fait 80 % du boulot) car leur vraie priorité était Kirkouk et ils sont au demeurant divisés en plusieurs factions, entre le PKK, les PYD, les pro Barzani, alliés à la Turquie, et les pro Talabani, proches de l'Iran, Les milices chiites ou sunnites formées par Bagdad sont dans l'incapacité de mener d'opérations d'assaut complexes, elles peuvent agir en deuxième échelon, en appui seulement. L'armée irakienne dispose de l'expertise de forces spéciales américaines, françaises ou britanniques, et d'un appui feu au spectre heureusement élargi avec artillerie et hélicoptères d'attaque. Mais dans une ville, à moins d'assumer un carnage et des bavures massives, l'emploi de la puissance de feu, avions ou canons est forcément limité, il faut des fantassins et des blindés au contact, appuyés par des drones d'observation (il y en avait 24 déployés en permanence dans le ciel de Falloujah en 2004) qui révolutionnent la technique de guérilla urbaine car ils obligent les djihadistes à ne plus apparaître à l'air libre, à se disperser. La question qui est sur toutes les lèvres est évidemment que se passe-t-il « le jour d'après ? ». Comment assumer la police, éviter les règlements de compte, reconstituer la ville multi-confessionnelle que fut Mossoul ? Les effectifs de l'armée irakienne seront insuffisants, Bagdad devra s'appuyer sur les milices sunnites, fortes de 20 000 hommes (des milices chiites seraient compliquées dans une ville surtout sunnite). Compte tenu de ces difficultés prévisibles, Bagdad ne poussait pas vraiment pour la prise de la ville, c'est l'objectif des Américains, par culture militaire, pour eux la voie la plus directe est toujours la ligne droite, quand on a un ennemi on plante un drapeau sur sa capitale, Trop tard toutefois pour que la prise de Mossoul puisse constituer une offrande à la candidate démocrate à l'élection du 8 novembre.
Donc prochaine étape planter un drapeau sur Raqqa, l'autre capitale de l'EI ?
En Irak, l'EI sera virtuellement liquidé, hormis une poche ou deux, le projet de califat au Levant sera donc terminé, ce qui entre parenthèse sera une revanche pour Al Qaëda, qui était contre cette « territorialisation » du djihadisme . Mais la prise de Raqqa n'est, sauf surprise, pas pour demain car en Syrie le contexte est très différent. Les Occidentaux, la France en premier lieu en raison du 13 novembre, aimeraient bien sûr que Raqqa tombe, mais n'ont pas la volonté ni les moyens de prendre d'assaut la ville. Mais je ne vois pas de forces locales disposées à se lancer. Les Kurdes syriens ont d'autres chats à fouetter, leur priorité est de réunir les cantons de Kobane et d'Afrin et donc de s'emparer de la ville d'al-Bab au nord d'Alep. Le régime syrien ? Sa priorité c'est l'autoroute M5 et les provinces rebelles, mais pas Raqqa, qui est loin dans le désert et dont il sera difficile de s'emparer. Raqqa ne tombera probablement pas avant 2017
Y a-t-il un risque d'éclatement de l'effort de guerre contre l'EI, qui rassemble diverses factions kurdes, l'armée irakienne, les Occidentaux, la Turquie, sans compter dans leur coin l'Iran, la Syrie et la Russie ?
Il y a effectivement de nombreux acteurs politiques concernés par le conflit, mais sur Mossoul ne sont effectivement impliqués que l'armée irakienne, avec l'appui des Occidentaux, et des Kurdes. Les dissensions sont surtout fortes entre Bagdad et la Turquie, qui se considère comme le protecteur des sunnites irakiens mais n'a déployé, avec le feu vert des Kurdes du PDK, il faut le noter, que quelques centaines de conseillers auprès d'une milice arabe sunnite, il n'est pas sûr qu'ils participent même aux combats. Ca ne devrait pas aller beaucoup plus loin. Je vois pour l'instant peu de risques d'éclatement de la coalition.
En savoir plus sur http://www.lesechos.fr/monde/afrique-moyen-orient/0211429701372-michel-goya-se-profile-a-mossoul-la-plus-grande-bataille-urbaine-contemporaine-2037799.php?ZwskKeL4vQUJdCWp.99#
Les sauvignons, ce sont des blancs qui se goûtent entre 3 ou 4 ans. Le fait de les immerger a quand même ralenti le vieillissement naturel et va garder la fraîcheur " Benoit Montel, vigneron à ...
C’était presque un miracle. 250 bouteilles de vin sorties des eaux. Elles avaient été immergées depuis 18 mois pour étudier et comparer les effets d’un vieillissement au fond d’un lac, celui de Servières dans le département du Puy-de-Dôme. Une heureuse surprise car le vin semble avoir arrêté de vieillir...et conservé tout son fruité.
Le lac de Servières, cette gigantesque cave à vin installée au cœur d’un volcan à 1200 mètres d’altitude. Depuis 18 mois, ce lieu est devenu une cave géante. En ce 16 octobre, les plongeurs de Riom Subaquatique doivent retrouver et remonter 250 bouteilles depuis le fond du lac, à vingt mètres de profondeur. C’est un peu comme une chasse au trésor.
On a l’impression que le vin arrête de vieillir, quand il est sous l’eau pendant 18 mois, ça stoppe le vieillissement. On va faire une dégustation à l’aveugle et là on va pouvoir se rendre compte de la différence entre les blancs, les rouges et le champagne », un vigneron à l’initiative du projet
Sur la rive du lac, les bouteilles sont déballées avec attention et les bouchons vérifiés. Pour ces vignerons et passionnés, les vins immergés ont plus de fruit, plus de fraîcheur. L’immersion dans le lac offre une cure de jouvence aux bouteilles, celles-ci ont arrêté de vieillir ou le vieillissement a été très largement ralenti avec 100% d’humidité, sans lumière pendant un an et demi et par des températures relativement fraîches.
Les sauvignons, ce sont des blancs qui se goûtent entre 3 ou 4 ans. Le fait de les immerger a quand même ralenti le vieillissement naturel et va garder la fraîcheur » Benoit Montel, vigneron à Riom,
En novembre, les vins immergés seront vendus au salon de Clerlande Le fruit de leur vente sera intégralement versé à l’association Acte Auvergne, qui améliore le quotidien des enfants atteints de cancer. Comme quoi, nos vignerons de France et de Navarre savent faire de bonnes actions et preuve d’imagination pour faire partager de bons moments et le fruit de leur travail avec la collectivité.
Chaque semaine, une question d'actualité, plusieurs regards. Les fondateurs du 1 : Henry Hermand, Éric Fottorino, Laurent Greilsamer et Natalie Thiriez.
Une fois passé Boulogne et le cap Gris-Nez, les premières silhouettes apparaissent. Des ombres marchent sur le bord de l’autoroute, les unes derrière les autres, par petits groupes. Entre chien et loup. Ils sont jeunes, ne parlent pas, avancent en file indienne vers des aires d’autoroute ou des points de rendez-vous tenus secrets. Ils laissent filer les voitures à leur côté, concentrés tous sur le même rêve : l’Angleterre.
Sur l’autoroute qui mène à Calais, plus loin, il y a ce panneau avec ce nom, soudain, qui nous frappe comme une gifle : Sangatte. Sangatte pour dire le temps passé, le temps perdu, l’aveu d’impuissance. Sangatte pour nous rappeler qu’en 1999, déjà, ici, sur ces mêmes terres du Nord, le gouvernement Jospin avait ouvert un camp de la Croix-Rouge pour deux cents réfugiés. Et qu’ici, déjà, ce camp n’avait pas suffi, n’avait pas cessé de croître, jusqu’à exploser littéralement lorsqu’il atteignit 1 500 personnes. Sangatte que Nicolas Sarkozy, alors ministre de l’Intérieur, avait fini par fermer en expliquant que le problème, ainsi, serait réglé.
Sur l’autoroute qui mène à Calais, enfin, au niveau de Fréthun, apparaissent les premières barrières. Autour du tunnel sous la Manche, c’est un camp retranché : double grillage, chemin de ronde, caméras. Terrains inondés. Des kilomètres de grilles qui font de l’entrée dans Calais, une expérience étrange comme si la ville entière était plongée dans un univers carcéral. Le port, l’Eurotunnel, la nationale 216, toutes ces zones sont grillagées, gardées, surveillées. -L’environnement qui entoure Calais s’est transformé. Le paysage, ici, porte en lui quelque chose de policier.
Les silhouettes aperçues sur le bord de la route vivent loin des yeux du monde, dans ce qu’on appelle les « jungles ». Pendant longtemps, il y en a eu plusieurs à Calais, dans le centre-ville et en périphérie. Puis, en septembre 2015, les autorités ont décidé que tous ces camps devaient être démantelés et regroupés en un seul et même endroit, plus éloigné du centre-ville. Aujourd’hui, la jungle se situe sur un vaste rectangle au nord-est de la ville, après la zone portuaire, entre le chemin des dunes et la nationale 216. Le centre Jules-Ferry, siège de l’association La Vie active, en est le cœur. C’est ici qu’on vient chercher un repas, un café. C’est ici que les femmes ont été accueillies dans un camp séparé. C’est ici qu’on vient prendre des nouvelles aussi. Car l’agitation est grande en ces jours de janvier 2016 et les rumeurs courent dans la lande… Quelques jours plus tôt, les autorités ont imposé un démantèlement de toute une partie de la jungle. Les pelleteuses ont dégagé une longue bande de cent mètres de profondeur. La préfecture évoque la nécessité d’éloigner le camp des abords de l’autoroute et de créer une zone tampon qui facilitera la surveillance de la jungle. Là où il y avait des tentes, des baraques en bois, il n’y a plus que de hautes dunes de sable dans lesquelles on distingue encore des affaires, des planches de bois… Depuis ce démantèlement, la jungle est cerclée d’un haut mur de sable qui l’isole et la cache aux regards. Violence du dispositif qui repousse encore ceux qui, déjà, n’étaient plus de nulle part. En ce début d’année, une autre révolution agite le camp : depuis quelque temps, des containers blancs sont apparus. Ce sont les nouvelles structures pour abriter les réfugiés. Il y a, pour l’instant, 1 500 places. Le processus d’installation a commencé mais il est lent. Les migrants ne veulent pas tous abandonner leurs tentes, leurs petites baraques. Ils ont peur que la réinstallation soit accompagnée de nouvelles règles, d’un contrôle plus serré des allées et venues. Le directeur de l’association La Vie active, Stéphane Duval, qui supervise le processus de déménagement, s’en défend et martèle avec conviction, qu’il n’en est rien. Les containers, pour lui, n’ont qu’un but : offrir de meilleures conditions de vie aux réfugiés. Mais il est probable que, pour les autorités, le démantèlement de la zone tampon était aussi une façon de hâter le processus d’installation dans les containers. Quitte à abandonner sa tente, autant aller dans les nouvelles structures... La vie de la jungle est faite de cela : une tension permanente, quotidienne, entre le sécuritaire et l’humanitaire, entre rumeurs et réalité, entre craintes et espoirs.
Je parcours les sentiers de sable et le monde me semble bien loin. Nous sommes ailleurs. La jungle de Calais, une sorte de Babel de la misère, un township échoué sur les dunes, saisissant par sa taille, par la diversité des nationalités qui s’y côtoient. Dans la plupart des camps de réfugiés du monde, il règne une forte homogénéité. On y est de même nationalité, on y parle la même langue, on vient de la même région sinistrée. Ici, non. Calais est le point d’aboutissement de routes différentes. Érythréens, Irakiens, Afghans, Soudanais, Égyptiens, Iraniens, tous se mêlent à Calais. La seule unité, c’est le rêve d’Angleterre. Mais Calais est une impasse, un cul-de-sac. Il est devenu de plus en plus difficile de passer. C’est la grande différence avec Lampedusa ou Lesbos. Calais est la fin du voyage. On ne passe plus. Les réfugiés qui sont dans la jungle le découvrent trop tard : ils ont fait des milliers de kilomètres pour arriver là, sur ces côtes françaises qu’ils ne parviendront pas à quitter. Par jour de grand vent, on aperçoit à l’horizon les falaises blanches de Douvres, mais ces trente-quatre derniers kilomètres resteront pour la plupart d’entre eux infranchissables. D’ailleurs, les prix imposés par les passeurs ont flambé. Et ceux qui survivent dans la jungle depuis des mois, s’usant les nerfs contre le vent et l’hiver, ne sont plus en mesure de réunir de telles sommes d’argent. Calais est une défaite. Pour ceux qui y échouent et pour nous qui ne savons que faire.
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Plus au nord, sur la route qui mène à Dunkerque, un autre site est en train de devenir le visage de cette misère abandonnée : Grande-Synthe. Il n’y a pas de mots pour parler de Grande-Synthe. Il y a quelques mois, deux cents réfugiés s’étaient installés sur ce terrain bloqué entre une zone pavillonnaire et un stade. Aujourd’hui ils sont environ 2 000. En voulant accéder au camp, on dépasse un magasin Decathlon, un Jardiland. On pourrait être partout en France. Et puis, on découvre l’entrée, gardée par des CRS en faction, et on plonge dans un autre monde. À vingt mètres à peine des pavillons que l’on a laissés derrière soi, c’est l’enfer. Ce n’est ni tout à fait un camp, ni un bidonville. C’est un terrain vague de misère sur lequel ont été plantées des tentes.
Je n’aurais jamais pensé voir cela en France. J’ai vu les camps de déplacés de Port-au-Prince où les gens vivent dans des baraques insalubres, au milieu des ordures. J’ai vu les camps de réfugiés syriens au Kurdistan irakien, entre Mossoul et Erbil où les hommes ont dans les yeux la tristesse des vaincus. Mais je ne pensais pas voir pareille débâcle en France. Ce sont des Kurdes irakiens pour la plupart qui survivent ici. Mais il y a aussi des Iraniens, des Vietnamiens. Pauvres tentes agglutinées face au froid mordant du Nord. Amas d’ordures, de plastiques, sol jonché de détritus, de vêtements englués dans la boue, de chaussures dépareillées. Amas de pauvreté, de saleté, de traces de vie. Tentes déchirées par le vent. La misère démunie, nue, grelottante. J’ai vu Grande-Synthe, et je sais maintenant qu’il pleut en Enfer. La boue est partout. Le sol est jonché d’ordures. Sacs de pommes de terre renversés, habits, déchets, rats morts. Tout se chevauche dans un chaos désespérant. Les réfugiés ont froid. Ils se chauffent avec du bois, coupent les branches des arbres les plus proches. Heureux ceux qui ont réussi à trouver des outils. Heureux ceux qui s’improvisent un brasero avec de vieilles planches.
Tout est misère à Grande-Synthe. Il y a des enfants qui jouent dans la boue. Des jeunes hommes qui se serrent autour d’un feu chétif. Un drapeau kurde flotte à côté d’un drapeau français. Les plus forts s’activent : replantent sans cesse les poteaux que le vent arrache, aménagent une baraque en bois, surélèvent leur tente sur des monticules de terre pour éviter l’inondation. Les plus résignés restent immobiles et taiseux, écoutant sur leur téléphone une chanson qui les ramène au pays d’autrefois, ou pensant simplement à ce long trajet qui les a menés jusqu’ici, dans cette Europe qu’ils avaient fantasmée mais qui ne leur offre rien d’autre qu’un terrain vague et la morsure du froid.
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Alors oui, je le dis en contemplant ces pauvres baraques, en contemplant ces hommes et ces femmes qui sortent de leur tente le dos voûté, pour constater qu’il pleut encore et qu’ils sont prisonniers du vent : ci-gît la France.
Ci-gît la France à Calais, devant l’église construite par des Érythréens ou dans la boue glacée d’un jour de pluie à Grande-Synthe. Ci-gît la France, le long des nouvelles barrières qui protègent la nationale 216 ou l’accès au tunnel sous la Manche, et qui donnent à la ville des airs de forteresse imprimant sur les habitants une image d’eux-mêmes, de leur ville, de leur région qui est celle de la dureté.
Ci-gît la France qui ne fait montre d’aucune solidarité envers ces villes ou ces communes sur lesquelles pèse un poids considérable. Et je ne parle pas seulement de l’État français – cela fait vingt ans qu’il aurait dû réfléchir, anticiper, et bâtir une réponse digne autour de la notion d’accueil – mais bel et bien de la France, c’est-à-dire de nous, citoyens qui vivons à Bordeaux, Paris, Dijon ou Toulon et qui nous sentons si peu mobilisés par cette réalité puisque nous ne l’avons pas sous les yeux. Ci-gît la France, de s’être oubliée elle-même. Par confort. Par faiblesse. Parce qu’il est plus facile de ruser avec ses valeurs que de les assumer. La République a laissé tomber un peu d’elle-même dans la boue de Calais.
Ci-gît l’Europe qui se disloque, montre un triste visage d’égoïsme. L’Europe n’est qu’un rêve inutile si, à chaque difficulté qui surgit, chacun se cache derrière sa souveraineté. Que voulons-nous avoir en commun ? La prospérité ? Et seulement elle ?… Je ne serai plus européen demain si l’Europe ne trouve pas face à la crise des migrants une solution humaniste, éclairée. À l’heure actuelle, le visage qu’elle montre me fait honte. Il est laid comme les ratonnades à Stockholm, scandaleux comme le vote danois sur la confiscation des biens des migrants. La Hongrie renoue avec le pire du populisme. La France est peureuse et l’Europe tout entière prend des airs de fossoyeur.
Ne nous y trompons pas : ce qu’on enterre, ce n’est pas le problème des migrants, c’est la passion européenne. Ci-gît l’Europe, oui, si elle a plus de peurs que d’Esprit.
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Au petit cimetière de l’avenue Pierre-de-Coubertin, à Calais, il y a une partie aménagée en cimetière militaire. Une longue succession de tombes pour les soldats belges morts en 1914-1918. Et plus loin, les sépultures des soldats français tombés pendant les deux guerres mondiales. Des monuments pour les civils aussi, morts pour la France : les Calaisiens tués sous les bombardements. Souvenir d’un temps où l’Europe saignait de ses frontières. Souvenir d’un temps obscur de peurs et de déchirements, d’où était née la certitude pour toute une génération que seule l’Europe pouvait nous mettre à l’abri de nos propres mâchoires.
Dans une autre partie du cimetière, au milieu d’une zone un peu dégagée où des flaques de boue se sont installées, il y a les tombes des réfugiés. Ils avaient une vingtaine d’années eux aussi. Ils ne sont pas morts pour la France, ils sont morts pour l’Angleterre. Ils sont morts pour leur rêve imprudent, pour leur malchance de jeunes gens trop farouches. Il ne reste d’eux qu’un nom écrit sur une planche de bois et un tumulus de terre retournée. Des dates parfois, pas toujours. Ils sont là, dans cette terre qui n’a pas voulu d’eux, dans le froid du Nord qui les a fait si souvent grelotter. Le vent souffle sur leurs tombes comme il soufflait sur leurs tentes. Je les contemple avec tristesse et je veux croire alors à cette phrase prononcée par Stéphane Duval lors de notre entretien : « Quelque chose commence ici. À Calais. » Et s’il disait vrai ? Si, malgré la honte et la colère qui m’étreignent, ce que je contemplais était aussi le début de quelque chose ? Et si une mobilisation civique était en train de naître à Calais ?
Des citoyens agissent, opèrent, se dépensent sans cesse. Il faut voir le formidable ballet d’associations qui entrent et sortent en permanence dans le camp de Grande-Synthe. Ces hommes et ces femmes viennent de Belgique, des Pays-Bas, d’Angleterre. Ils distribuent du bois, des vêtements, de la nourriture. Les associations calaisiennes sauvent l’honneur. L’Auberge des migrants, Salam, La Vie active. Tous se battent au quotidien sur le terrain et ils le font avec passion. Sans eux, la situation aurait déjà explosé depuis longtemps. Que Calais ne soit pas qu’un tombeau.
Il y a chez ces hommes et ces femmes une énergie combative, un désir de ne pas laisser mourir la notion de fraternité qui nous réchauffe. Il y a chez eux une énergie de la révolte. Calais n’a pas qu’un visage de peur et de repli. Il y a, dans ces terres du Nord, un catholicisme profond qui ne peut pas oublier la générosité, un vieux socialisme qui ne veut pas renoncer à la fraternité. Les Calaisiens se sentent seuls, abandonnés de tous, et ils ont raison, mais ils sentent aussi que la façon dont ils agissent face à cet enjeu fondamental fera date. Ils savent mieux que nous que le scandale n’est pas dans telle ou telle manifestation. Ils savent mieux que nous que parler de « chienlit » est une pirouette nauséeuse. Le seul véritable scandale, c’est celui de Grande-Synthe et des jungles. Le seul véritable scandale, c’est celui de la désunion européenne et de l’absence de solidarité entre les pays membres.
Quelque chose commence ici, oui, et honte à nous si nous laissons Calais au populisme, au désir de forteresse et à la ratonnade. Honte à nous si nous abandonnons Calais à la peur et au repli. Les Calaisiens méritent mieux. Nous méritons mieux. Il y a un rêve ici qui nous appelle avec urgence. Si nous abandonnons Calais, c’est dans la boue froide de Grande-Synthe que nous enterrerons l’Europe. Nous avons longtemps été humanistes, sans même y penser. Nous avons longtemps été les fils et les petits-fils des bâtisseurs européens sans nous douter une seule seconde que ce rêve pourrait s’évaporer.
Il est temps de dire que l’Europe ne vaudra que si elle a visage humain, que l’humanisme n’est pas une mollesse de l’esprit mais un combat déterminé. Et alors peut-être Calais ne sera plus le nom d’une défaite mais celui de notre réveil.
Areva avait engagé fin avril un audit sur plusieurs centaines de dossiers après avoir détecté des anomalies documentaires et des écarts méthodologiques dans le suivi des processus de fabricat...
Le président de l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN) a affirmé mardi que l'étude des dossiers de fabrication de pièces nucléaires forgées à l'usine d'Areva au Creusot montre que certaines anomalies s'apparentent à des « falsifications ». Il plaide pour une réflexion sur la méthode de contrôle du secteur.
Areva avait engagé fin avril un audit sur plusieurs centaines de dossiers après avoir détecté des anomalies documentaires et des écarts méthodologiques dans le suivi des processus de fabrication d'équipements au sein de son usine du Creusot, où a notamment été fabriquée la cuve de l'EPR de Flamanville.
9 000 dossiers
L'étude de certains des 400 premiers dossiers avaient montré « des incohérences, des modifications ou des omissions dans les dossiers de fabrication » de ces pièces produites depuis 1965, dont une cinquantaine sont en service dans le parc nucléaire français. Depuis, Areva a étendu l'audit à l'ensemble des 9 000 dossiers du Creusot.
Et, selon Pierre-Franck Chevet, président de l'ASN, il y a parmi ces dossiers « un certain nombre de documents qui s'apparentent à des falsifications », a-t-il déclaré lors d'une audition devant l'Office parlementaire d'évaluation des choix scientifiques et technologiques (Opecst).
Signalement au procureur de la République
« Nous avons été amenés à réagir, compte tenu des faits que l'on a pu constater, en faisant un signalement au procureur de la République compétent au titre de l'article 40 du Code de procédure pénale », à savoir l'obligation de signaler un délit, a-t-il ajouté.
Il a jugé cette « pratique inacceptable », tout comme celle, de la part d'Areva, « de ne pas en parler à son client ou à l'autorité de sûreté concernée ».
Les « incohérences », « modifications » ou « omissions » n'avaient pas été communiquées à l'ASN ni à EDF, qui exploite le parc nucléaire français.
Le contrôle du nucléaire en question
Pour Pierre-Franck Chevet, ces défaillances doivent conduire à l'ouverture d'une réflexion l'ensemble de la chaîne de contrôle du secteur nucléaire.
« Ni les contrôles internes - Areva sur le Creusot, EDF sur Areva -, ni les nôtres n'ont vu ce qui s'apparente à des falsifications. Je ne suis pas sûr que nos systèmes soient capables, si on ne les change pas, de voir ce genre de dérives et de pratiques », a-t-il prévenu.
« Il y a une réflexion en méthode à avoir pour voir comment on adapte les formes de notre contrôle à des situations où potentiellement - ce n'est pas systématique évidemment - il peut y avoir des fraudes », a-t-il ajouté.
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Pour conserver l'identité naturelle et patrimoniale de la chaumière de Granier, à Niervèze, le parc des Volcans d'Auvergne a fait appel à un artisan spécialisé pour rénover une partie du to...
Pour conserver l’identité naturelle et patrimoniale de la chaumière de Granier, à Niervèze, le parc des Volcans d’Auvergne a fait appel à un artisan spécialisé pour rénover une partie du toit en chaume.
Sur les hauteurs de Thiézac, la chaumière de Granier, à Niervèze, attire les visiteurs amateurs de traditions et des anciennes pratiques rurales. Mais le toit en chaume de la bâtisse commençait à montrer des signes de dégradations sur sa façade sud. « Cela doit être dû à un défaut de pose. Il y avait aussi des dégâts dus aux mustélidés (loir, fouine…). La maison prenait l'eau. Il fallait donc faire quelque chose impérativement », explique Jean-Philippe Reygade, garde nature du parc naturel régional des Volcans d'Auvergne, qui avait rénové et transformé le lieu en musée retraçant la vie d'autrefois des habitants de ce hameau de montagne (*).
Savoir-faire
Après avoir envisagé diverses solutions, l'organisme a jugé plus « sensé » de remettre du chaume sur le toit pour rester cohérent avec la démarche de valorisation du patrimoine qui est la raison d'être du lieu.
La rénovation des parties abîmées (moraines, faîtage, face sud), qui a débuté fin septembre, s'est terminée il y a environ une semaine. Nécessitant un savoir-faire et des matériaux particuliers, elle a été réalisée par l'entreprise spécialisée, Art et traditions du chaume, installée à Monestier-Port-Dieu, en Corrèze. « On a utilisé de la paille de seigle. C'est la matière première utilisée depuis des millénaires dans le Massif Central », explique Armand Klavun, à la tête de cette entreprise.
Pour cet artisan chaumier, ce matériau a des qualités remarquables. « C'est une paille imputrescible. Chaque brin de paille contient de l'air donc ça vous fait un matelas d'air de 30 centimètres d'épaisseur sur le toit. Donc on mesure la qualité au niveau de l'isolation. C'est une couverture qui va respirer par elle-même ».
Une cinquantaine de mètres carrés de toiture ont été refaits à Niervèze. Pour cela, 2,5 tonnes de paille de seigle ont été nécessaires. La matière première a été fournie par un producteur de Tournus en Saône-et-Loire. « En France, 98 % des chaumiers travaillent uniquement avec du roseau, venant de Camargue, de la Baie de Seine, de Bretagne… On est peut-être cinq à poser de la paille de seigle », souligne le spécialiste, qui exerce ce métier depuis une trentaine d'années.
L'artisan a d'ailleurs obtenu le prestigieux titre de Maître d'art en 2015, qui lui a été décerné par le ministère de la Culture et la Communication. Un titre reconnaissant la valeur de ce savoir-faire ancien, remarquable et rare.
Hissés sur le toit, Cédric Verdier et Yannick Vinot, les deux salariés de l'entreprise, se sont affairés durant tout le chantier. Le geste manuel se voulait précis et dosé, le matériel, rudimentaire en ce qui concerne certains outils, était adapté. « On a rénové ce toit avec la technique utilisée à l'époque, le lien de paille. C'est l'une des plus vieilles techniques de couverture dans le monde. Elle a 2.000 ans. Cela consiste à superposer des bottes de paille et les façonner pour donner un dégradé homogène, où l'on ne voit que le bout de la paille qui sera au contact des intempéries. Le reste, à l'intérieur, est recouvert par d'autres pailles », décrit Armand Klavun.
Rôdé à ces techniques séculaires, ce dernier, qui voit de la poésie dans la couverture en chaume, apprécie particulièrement ce type de bâtisse où rien n'est tiré au cordeau. Ce qui pimente un peu la tâche.
(*) Pour financer la rénovation de la chaumière dans les années 90, le parc des Volcans d'Auvergne avait conclu un bail qui court jusqu'en 2020, avec les propriétaires de la bâtisse. Le bail est sous-traité par la commune de Thiézac qui l'a mis à disposition de l'association de Niervèze.
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Le département était autrefois irrigué par une quinzaine de lignes ferroviaires, répertoriées sur un site internet par un passionné de l'histoire des trains. Que reste-t-il des voies ferrées...
Le département était autrefois irrigué par une quinzaine de lignes ferroviaires, répertoriées sur un site internet par un passionné de l’histoire des trains.
Que reste-t-il des voies ferrées qui irriguaient le Loir-et-Cher au début du XXe siècle, dans ses moindres recoins ou presque ? Ici ou là, on trouve encore quelques gares qui ont changé de fonction depuis longtemps. Quant aux voies, le plus souvent « deferrées », elles ont tout simplement fondu dans le paysage.
Pour éviter que cette mémoire ne disparaisse définitivement, le Nantais Jean Randé, passionnés par les trains depuis l'enfance et qui se définit comme un « archéologue ferroviaire » recense sur un site internet dédié l'ensemble de ces lignes oubliées.
Une activité chronophage : il passe de nombreuses heures à étudier les cartes du géoportail de l'Institut géographique national pour reconstituer les tracés. « J'utilise les cartes et vues aériennes actuelles de l'IGN pour les emprises encore repérables sur le terrain », explique-t-il sur son site. Sinon, il fait appel « aux plans cadastraux et surtout, aux vues aériennes anciennes. Et lorsque toutes les sources de renseignements sont épuisées, il reste l'intuition. »
En ce qui concerne le Loir-et-Cher, une quinzaine d'anciennes lignes sont répertoriées, articulées pour certaines autour du PO, c'est-à-dire le Paris-Orléans arrivé à Blois dès 1846.
Quinze lignes répertoriées
Ce réseau était à la fois utilisé par des trains et par des tramways, mis en place à partir de 1880, à l'initiative du conseil général de Loir-et-Cher. La différence entre les deux ? Les trains circulaient sur des voies dédiées tandis que les tramways partageaient parfois la chaussée avec les autres usagers. Leurs voies étaient d'ailleurs, souvent, installées en accotement des routes déjà existantes.
Certains de ces trams étaient à motorisation électrique – les autres utilisaient des locomotives à vapeur – et empruntaient des voies uniques : il était donc impossible que deux convois se croisent. Ils étaient utilisés à la fois pour le transport des voyageurs et celui des marchandises. Au regard des standards contemporains, la vitesse commerciale était lente mais c'était toujours plus rapide que les voitures à cheval… « Le réseau ferroviaire a atteint son apogée au milieu des années 1920 », signale Jean Randé. A compter des années 1930, le déclin fut rapide. Cars, camions et automobiles ont progressivement supplanté les petites lignes de chemin de fer.
Certains vestiges sont toujours visibles aujourd'hui, notamment à Blois qui a compté quatre gares différentes à une époque. Celle de « Blois électrique » est toujours là, près de la salle Dupré en Vienne, tout comme la gare de Blois-Saint-Lazare qui abrite aujourd'hui la Maison départementale des sports, avenue de Châteaudun. Autrefois, on y prenait le train pour Ouzouer-le-Marché.
Autres témoins de cette époque : les piles du pont sur la Loire entre La Chaussée-Saint-Victor et Vineuil, ouvrage d'art détruit par l'aviation alliée le 11 juin 1944, signant la mort définitive de la ligne de chemin de fer entre Blois et Romorantin.
réaction
Selon Jean Randé, aidé dans son travail par François Librini, « il y a urgence » à répertorier les petites lignes. Il poursuit : « Les traces qu'elles ont laissées se font de plus en plus rares. Dans le meilleur des cas, certaines emprises ont été conservées sous forme de routes, chemins ou voies vertes, où subsistent parfois des ouvrages d'art et d'anciens bâtiments de gare. Mais bien souvent, elles ont totalement disparu, victimes du remembrement, de l'urbanisation, et d'une manière plus générale, de l'aménagement du territoire. »
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Le plus gâté des trois organismes britanniques spécialisés sera le MI6, qui devrait passer d’ici à 2020 de 2 500 à près de 3 500 employés, soit une hausse de 40 %, la plus forte depuis la fin de la guerre froide. Quelque 900 autres recrutements sont également programmés au profit du MI5 (renseignement intérieur, 4 000 salariés) et du Government Communications Headquarters (GCHQ, le « Service de surveillance des communications », 6 000 salariés).
Il s’agit de répondre aux conséquences de la révolution Internet et de la dissémination des techniques de surveillance, qui compliquent le travail des services officiels. Les multiples traces que tout un chacun laisse désormais sur la Toile rendent difficile la création de fausses identités nécessaires à la couverture des agents, a expliqué Alex Younger.
Le patron du MI6 a pris la parole lors d’une conférence à l’université George Washington, à Washington, en présence du directeur de la CIA, John Brennan, et de leurs homologues australien et afghan. Les nouveaux bataillons d’agents que les Britanniques veulent recruter devraient notamment être employés au traitement du flot de données laissé sur la Toile et au repérage des menaces.
Contexte fondamentalement modifié
Répandues, les techniques de reconnaissance faciale permettent d’identifier les espions grâce aux traces qu’ils ont laissées sous leur véritable identité avant leur recrutement. « La révolution de l’information modifie fondamentalement le contexte dans lequel nous travaillons, a déclaré le Britannique. Dans cinq ans, il y aura deux types de services secrets : ceux qui l’auront compris et qui se seront développés ; et les autres. Et je suis déterminé à ce que le MI6 se trouve dans la première catégorie. »
Les agents des services secrets de Sa Majesté craignent d’être découverts par des services concurrents ou des organisations non étatiques de plus en plus compétents dans le maniement des techniques informatiques et des réseaux sociaux. La révolution numérique « représente une menace, car nos adversaires, qui agissent sans contrainte légale ou de proportionnalité, peuvent utiliser ces capacités pour améliorer leur connaissance de nos activités, ce qui signifie que nous devons complètement changer la façon dont nous faisons les choses », a ajouté M. Younger.
Trois poudrières potentielles
Mais l’Internet, a-t-il reconnu, constitue aussi « une occasion rêvée car (…) l’accès aux données et la technologie sont une aide énorme pour identifier les menaces avant qu’elles se manifestent, mais aussi pour saisir les occasions de renseignement ». Bien dans son rôle de directeur d’une agence officielle, il a insisté sur le « haut degré de moralité » que devaient avoir les nouvelles recrues. Pas question pour le Royaume-Uni de défendre ses valeurs tout en les compromettant, a-t-il assuré.
Selon le patron du MI6, la tâche est plus compliquée depuis la rupture de la coopération étroite entre les agences de renseignement et les géants de l’Internet, au lendemain des révélations, en 2013, d’Edward Snowden sur l’existence d’un système de surveillance mondiale des communications électroniques et d’Internet. Alors que les proches de l’ancien analyste de l’Agence nationale de sécurité (NSA) américaine réfugié en Russie plaident pour qu’il bénéficie d’une grâce présidentielle, Alex Younger a estimé que ces révélations avaient « fait du tort et affaibli la confiance qui doit exister » entre agences d’Etat et firmes technologiques. « C’est hautement problématique », a-t-il conclu.
Au cours de la même réunion à Washington, des responsables de la CIA ont désigné ce qu’ils considèrent comme les trois principales poudrières potentielles de la planète : l’Ukraine, la Corée du Nord et le sud de la mer de Chine. Ils ont enfin mis en garde les simples citoyens contre les objets connectés en permanence à l’Internet. Le public devrait « tout simplement dire non » aux appareils ménagers connectés, a conseillé Chris Inglis, ancien directeur adjoint de la NSA, qui sait de quoi il parle.
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La souveraineté d’un peuple est son droit absolu de décider de son présent et de son avenir. Son droit d’organiser par la loi sa vie collective publique et celle de ses membres, ainsi que de souscrire les engagements internationaux par lesquels il se lie. La souveraineté est ainsi l’expression d’une communauté de destin, ce qui détermine son niveau d’exercice.
A cet égard, on n’a longtemps raisonné quasiment que par les Etats-Nation mais les choses ne sont plus si simples puisque la souveraineté, aujourd’hui, se partage entre plusieurs niveaux et entre plusieurs champs différenciés. D’abord, partage entre ce qui relève de l’infra étatique et de l’étatique avec un certain niveau de décentralisation au sein même des Etats unitaires et encore davantage dans le cas des Etats fédéraux. Ensuite, partage de souveraineté entre le supra national et le national dès lors que des accords internationaux comportent des transferts de souveraineté et qu’un peuple souverain peut se voir contraindre contre son gré. Le monde est donc beaucoup plus complexe que ce que prétendent les souverainistes. On le voit bien avec le récent « Brexit » qui, pour prospérer, a dû être assis sur des mensonges flagrants.
Quelle est donc aujourd’hui, pour nous citoyens français, notre communauté de destin ?
La souveraineté du peuple de France : mythe et réalités
Au delà des fantasmes, des nostalgies, notre communauté de destin est déjà largement partagée avec d’autres peuples qu’on le veuille ou non. C’est déjà l’ordre des choses et c’est nous, Français, qui l’avons voulu par les ambitions universelles de l’humanisme issu de 1789 et du siècle des Lumières, qui portent en germe le développement d’un ordre international juridique et politique dépassant le cadre des Etats. Dans la même ligne philosophique, nous sommes aussi les pères de l’Union Européenne (UE). Nous sommes, autre exemple, membre de l’Organisation des Nations Unies (ONU) et y avons une place privilégiée grâce à notre rang au Conseil de sécurité lequel, par notre droit de veto, fait de notre pays un des cinq pays majeurs. Nous acceptons ainsi de pouvoir contraindre d’autres Etats au nom de l’ordre public international auquel nous participons activement et jusqu’y compris par la force.
En outre, au titre de notre participation à l’UE nous avons procédé, progressivement avec les autres Etats, à des transferts de parties de notre souveraineté dans toutes les matières, nombreuses, où les décisions de l’Union sont prises à la majorité et non pas à l’unanimité. Il s’agit bien de supra nationalité puisque, par définition, si notre position est minoritaire et que nous avons une majorité contre nous, nous subissons la décision communautaire. C’est la règle du jeu de l’Union et les Traités européens successifs n’ont fait, depuis cinquante ans, qu’accroître la place de la règle de la majorité au détriment de celle de l’unanimité.
De même, sommes nous membre (et là aussi fondateur) du Conseil de l’Europe qui regroupe, plus largement que l’UE, plus de quarante Etats et, à ce titre, nous sommes soumis à sa juridiction propre qui veille au respect des droits de l’Homme, la Cour Européenne de Droits de l’Homme (CEDH). Nous sommes aussi membre de l’Organisation Mondiale du Commerce (OMC) et avons partie liée à la libéralisation du commerce et des échanges internationaux. Notre souveraineté est également contrainte par toutes les conventions internationales, multilatérales et bilatérales, que nous avons signées puis ratifiées depuis des décennies. Comment l’oublier, comment le nier ?
La souveraineté du Peuple français est donc aujourd’hui une réalité complexe puisque si elle est toujours nationale pour certains domaines elle est aussi très largement supranationale et donc partagée. Elle ne se réduit plus aux slogans simplistes, indignes d’un grand pays qui se doit de continuer à se battre pour la construction d’un véritable ordre politique et juridique international, seule alternative, pour l’avenir même de l’humanité, à la guerre permanente depuis des siècles de tous contre tous, que ce soit sur des fondements tribaux, religieux ou nationaux. Il faut le dire clairement et sans relâche, les souverainistes veulent inverser la flèche du progrès qui pointe vers l’ordre international que nous essayons de construire depuis la première Société des Nations, post première guerre mondiale.
Quelle Europe dans ce cadre ?
Peut-on dès lors envisager de se soustraire de l’Europe au motif qu’elle est trop libérale au plan économique et social, qu’elle n’est pas assez démocratique dans son fonctionnement et qu’elle n’assure pas assez efficacement notre protection à ses frontières ? Doit-on sortir aussi de la convention CEDH (et du Conseil de l’Europe) au motif par exemple qu’elle ne fait pas sienne, pour l’imposer à tous, la laïcité à la française[1] ? Quitter l’OMC aussi parce que la libéralisation du commerce à des effets négatifs indéniables, tels le développement des inégalités et les atteintes à l’environnement ?
Non, pour nous la réponse ne peut qu’être négative. Quand on est la France, on ne peut pas décider de ne jouer dans les dispositifs supranationaux que du jour où ils rejoignent, tout seuls et comme par enchantement, nos conceptions. C’est le contraire de toute notre histoire. En outre, comment les autres nous rejoindraient-ils sur nos positions, nous dehors ? Alors oui, que oui, réformons l’Europe et, au fond en toute franchise, félicitons nous chaque jour que les Britanniques aient commis l’erreur de vouloir en sortir puisqu’ils y ont été, en permanence, un obstacle n’y prenant que ce qui les arrangeaient et bloquant résolument le reste. Avec eux rien n’était possible de ce que nous souhaitons[2], sans eux tout le devient.
Ceci dit, seul un idiot peut penser que l’on fera accepter aux peuples d’Europe davantage d’Europe en laissant inchangées les conditions qui font qu’ils la rejettent de plus en plus fortement aujourd’hui. Chaque génération de jeunes a vu l’Europe franchir des étapes depuis 1950 et le désir de l’actuelle jeunesse ne déroge pas à cette règle, ne la décevons pas.
Il faut donc refonder l’Europe sur d’autres piliers : une économie de marché REGULEE doit être « l’Alpha et l’Omega » de l’Europe et non la libre concurrence débridée et le dumping fiscal et social. L’Europe ne doit plus être le vecteur complaisant de l’idéologie libérale. Secteur par secteur, il faut donc harmoniser les législations des pays de l’Union ; c’est la condition nécessaire qui doit être concomitante à sa construction et non pas une question que l’on traite, ou pas, ensuite après avoir ouvert tous les marchés et constaté les dégâts. Il faut aussi une Europe plus protectrice - à l’instar de la Chine et des Etats-Unis, qui eux ne se gênent pas - envers l’afflux de biens produits sans respect de normes sociales et/ou environnementales et qui détruisent l’appareil industriel de notre pays. Il faut ensuite sans démagogie populiste, mais avec fermeté, donner à cette Union la sécurité sur ses frontières qu’attendent les peuples. Il faut enfin mutualiser au moins budgétairement la défense extérieure de l’Union. C’est aussi cela davantage d’Europe. Contrairement à beaucoup, plutôt que de traiter du mécano institutionnel en ajoutant des gouvernements de ceci ou des présidents de cela, on s’attachera, ici, aux principes fondamentaux et à la citoyenneté car c’est là l’essentiel.
Les trois premiers piliers d’une République pour l’Europe
Nous l’avons oublié mais nous disposons d’un outil précieux, en commun notamment avec nos amis allemands et italiens et quelques autres : l’idée de République ! D’un point de vue politique, c’est en effet le concept de République qu’il faut d’urgence, pour l’Europe, appeler à la rescousse contre les populismes d’où qu’ils viennent ! Pas le concept flou de pseudos « Etats-Unis d’Europe », pas « l’Europe des Nations », ni celle des régions, ou celles des « projets concrets », véritables tartes à la crème de la pensée molle et tabernacles des conservatismes et de tous les dumpings, voire, pour l’Europe des Nations, le conservatoire des germes des barbaries du XXème siècle. Non, un objectif : une République
Une République qui pourrait être une République Fédérale Européenne, inspirée de la République Fédérale d’Allemagne, et une devise porteuse de nos valeurs « Liberté, Egalité, Fraternité ». Quoi de mieux comme principes fondamentaux pour l’Europe, en y comprenant la laïcité ? Pour l’instant l’Europe n’a que la liberté, et face aux égoïsmes nationaux, quasiment pas d’égalité et très peu de fraternité !
Or, qu’est ce qui fait que, dans notre République française, le législateur est contraint et ne peut traiter différemment deux citoyens ? Le principe constitutionnel d’égalité. Transposons-le donc ! Que l’Europe se l’impose à elle même dans ses principes fondamentaux. Un tel principe d’égalité, européen, serait ainsi de portée générale dans tout le territoire de l’Union et un levier de changement extraordinaire car produisant de l’harmonisation positive : l’anti dumping par excellence.
Mais puisqu’il faut aussi reconstruire l’Europe depuis sa base, c’est également le concept de « Citoyen d’Europe » qu’il faut avoir comme objectif en lui donnant du corps. Tout individu européen doit pouvoir revendiquer cette qualité qui deviendrait une nationalité véritable déclenchant des droits et des obligations[3].
« République européenne » et « Citoyen d’Europe », voilà deux pieds pour marcher d’un meilleur pas et sans tomber, mais cela suppose un troisième pilier : la création concomitante d’un espace politique européen commun, enjeu essentiel. En effet, une démocratie européenne dans un cadre républicain suppose des élections véritablement européennes, et non pas par listes nationales, et un exécutif européen qui soit le reflet du résultat de ces élections et pas seulement la réunion des chefs à plumes nationaux. Sinon les égoïsmes nationaux et le dumping ne feront que perdurer.
Si la loi fondamentale de l’Europe (Traité ou nouveau projet de constitution) venait par ses progrès à garantir à la fois plus de sécurité aux frontières de l’Europe et un plus grand bien être social à ses citoyens que ce que produit l’actuel libéralisme débridé d’inspiration anglo-saxonne, on prend le pari que, sur un tel projet, le OUI l’emporterait, mille fois et largement. Il suffit d’en prendre conscience et que ceux qui le veulent, se donnent cet objectif ensemble et le mettent en œuvre, nécessairement par étapes dans une refondation qui ne pourra se faire d’emblée qu’à un plus petit nombre d’Etats [4].
A cet égard, il conviendra que les candidats à la présidentielle de 2017 disent, clairement, comment ils se positionnent par rapport à l’objectif d’une République européenne. Faute de quoi, on persistera à passer à côté de l’essentiel... pour mieux continuer de statuer sur la taille des concombres, et à provoquer le désintérêt, ou le rejet, populaire que cela mérite.
Bruno Bertrand, magistrat, François Braize, inspecteur général honoraire des affaires culturelles
Wanda Diebolt-Stakowski, inspectrice générale honoraire de l’équipement
[1] Mais, cette juridiction supranationale n’a jamais condamné, au contraire, les initiatives françaises en matière d’interdiction des signes religieux ostentatoires...
[2] Les Britanniques ne veulent pour l’Europe que d’un espace de commerce libéralisé, pas d’une Europe intégrée et sont des adeptes invétérés du libéralisme dérégulé ; avec leur départ la majorité libérale s’affaiblit en Europe et la position des Etats du Sud se renforce
[3] La question est de savoir si ce devrait être une nationalité exclusive ou, au contraire, qui se cumulerait avec la nationalité du pays membre ; à titre transitoire au moins, le cumul nous semble devoir être admis
[4] La construction d’une République européenne suppose d’avancer par étapes successives compte tenu de la réalité de l’Union actuelle qui « rassemble » des peuples dotés de cultures institutionnelles diverses, mais l’objectif doit être clairement proposé dès le départ
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Das Handyvideo sollte vermutlich nicht im Internet landen. Es zeigt keine heroischen Siege oder kitschige Kriegsromantik, sondern Szenen einer Flucht. Bärtige Männer mit Pluderhosen, um ihre ...
Sie sind in der Welt herumgekommen und entscheiden sich dann für nachhaltige Landwirtschaft. In den entleerten Regionen des Ostens bauen sie etwas Neues auf - zum Beispiel das Unternehmen „Stolz...
Filles de coiffeuse ou de médecin, en ville ou à la campagne, elles se cherchent en adoptant une autre manière d'être femme dans un schéma "djihad friendly", sur fond de communautarisme et de ...
US Navy Boeing P-8A Poseidon surveillance aircraft was intercepted by Russian Su-27 fighter over the Black Sea. Defence officials claimed the Russian Su-27 fighters flew dangerously close to the US
"Kommt nicht mehr in die Kriegsgebiete, bringt den Dschihad in die Länder, wo ihr lebt!" Dieser Aufruf der IS-Strategen ankert in den jüngsten militärischen Niederlagen der Terrormiliz in Syrien...
Le meeting de Roanne aura bien lieu, le 11 septembre 2016, comme prévu. Du filtrage des entrées à l'éloignement des parkings de la zone publique, les organisateurs ont été contraints de mettr...
INFOS - Ça coince. Depuis le changement d'exécutif à la tête de la région Rhône-Alpes (devenue Auvergne-Rhône-Alpes) en décembre, aucune ligne claire concernant la culture n'a été édict...
Le ministre de l'Agriculture, de l'Agroalimentaire et de la Forêt a annoncé que le calcul des aides PAC 2015 est désormais achevé pour la quasi-totalité des exploitations agricoles en ce qui ...
Le 29 février dernier, une employée de La Poste dans le Nord se plaint de son état de santé. Elle ne sait pas encore qu'elle est victime d'un AVC. Mais ses supérieurs n'appelleront les secours...
Dans le réquisitoire accablant du parquet contre Nicolas Sarkozy et son entourage dans l'affaire Bygmalion, le système de double-facturation mis en place lors de la présidentielle de 2012, afin ...
Le parquet de Paris a demandé le renvoi de Nicolas Sarkozy devant le tribunal correctionnel pour " financement illégal de campagne électorale " dans le cadre de " l'affaire Bygmalion ", que l'on...
Alors que la situation des droits des femmes fait actuellement débat en Tunisie, Maya Ksouri revient sur la polémique autour du burkini en France. Elle s'adresse à tous ceux qui, à l'image du ...
02/09/2016 à 18:04, actualisé à 18:14 " Nous sommes lorrains donc notre pâté est sacré ! " : tel est le slogan sur Facebook, qui relaie une demande qu'aurait faite le sous-préfet chargé de ...
FIGAROVOX/TRIBUNE - Les ministres de l'Agriculture européens se réunissent ce vendredi 2 septembre à Chambord. Pour Guillaume Peltier, il faut notamment rétablir la préférence communautaire c...
FIGAROVOX /GRAND ENTRETIEN - Alors que Manuel Valls achève sa visite du salon de l'agriculture, Périco Légasse revient sur un week-end sous tension. L'occasion de faire le point avec FigaroVox s...
FIGAROVOX/ENTRETIEN - En pleine crise agricole et à dix jours du Salon de l'Agriculture, Périco Légasse déplore les dégâts causés par la Commission européenne, la FNSEA et la spéculation b...
FIGAROVOX/ENTRETIEN -Périco Légasse réagit à la crise de l'agriculture française. Pour lui, celle-ci est le résultat d'une dérive productiviste qui met en danger notre identité nationale. P...
Alors que les ministres européens de l'Agriculture sont réunis demain à Chambord, des élus d'Europe Ecologie Les Verts ont publié une tribune pour interpeller Stéphane Le Foll à propos de la...
Sa procédure vise à " mettre en lumière toutes les responsabilités: celles des firmes de l'industrie chimique qui ont commercialisé ces produits et celles des services de l'Etat qui les ont ...
La planète comptera plus de 9 milliards d'habitants en 2050 et ces quelque 2 milliards de bouches supplémentaires à nourrir posent un véritable défi à l'agriculture actuelle. Si nous continuo...
Saïd Bouamama L'été 2016 a été marqué par trois faits de nature différente : un ignoble attentat endeuille le pays le 14 juillet, une loi détruisant le code du travail massivement rejetée ...
Au musée du Belvédère de Vienne, souffle un parfum de scandale : en raison de fautes professionnelles, l'actuelle directrice du musée ne sera pas reconduite à l'expiration de son mandat, fin 2...
FIGAROVOX/ENTRETIEN - Un accord a été trouvé entre Lactalis et les producteurs de lait. Néanmoins, pour Périco Légasse, la situation n'est pas viable. Les éleveurs sont devenus les serfs d'u...
FIGAROVOX/TRIBUNE - Le Conseil d'Etat a sanctionné un arrêté manifestement illégal, estime la juriste Nathalie Wolff. Néanmoins, les magistrats du Palais-Royal diposaient des moyens juridiques...
Adolf Hitler voulait faire endoctriner les masses populaires. Plus d'un demi-siècle après, un des plus imposants vestiges architecturaux des nazis s'est mué en complexe touristique. Situé en bo...
Comme nous l'avions annoncé, Emmanuel Macron a présenté ce mardi 30 août à 15 heures sa démission à François Hollande, qui l'a acceptée. Derrière cet envol, des ambitions présidentielles...
Quatrième volet de notre " tournée " syndicale : la Fnsea défend un " refinancement global des exploitations ", avec la réassurance d'un financeur public comme la Banque publique d'investisseme...
La construction d'une installation "traitement des nitrates" sur le site nucléaire narbonnais va être mise à l'enquête publique. À terme, elle permettra de résorber les bassins d'évaporation...
Le ministre du Tourisme indien a conseillé ce dimanche 28 août aux voyageuses occidentales visitant son pays d'éviter de porter des jupes et de ne pas se promener seules la nuit. Une déclaratio...
Les éleveurs laitiers vont avoir la possibilité de toucher une aide de 0,24€/kg de lait... non produit, a annoncé Stéphane Le Foll, le 30 août dans une conférence de presse. Cette décision...
Autrefois, deux grands rendez-vous dominaient la rentrée politique. Aujourd'hui, malgré des centristes et un FN spectateurs de l'actualité, on en compte une douzaine pour ce seul week-end. Jamai...
Des actions sont prévues à partir de ce lundi 29 août soir devant une quinzaine d'usines du groupe Lactalis pour protester contre le prix d'achat du lait. En parallèle une pétition a été lan...
Bien décidés à obtenir un "juste prix" du lait, des agriculteurs campent à proximité de l'usine Lactalis de Laval. Ceux qui perdent actuellement de l'argent en travaillant appellent "le plus m...
Publication: Société écorchée, communautarisée, la France va mal et nous le constatons tous. Adepte des réseaux sociaux, j'observe chaque jour davantage des clivages qui se dessinent et s'aff...
Un candidat de plus à la présidentielle de 2017. Le député Jean Lassalle (Modem), âgé de 60 ans, a annoncé sa candidature, jeudi, dans les colonnes du quotidien La République. Il s'est mis ...
L'Europe s'islamise à son insu de son plein gré Quand j'étais adolescent, je pensais que mes ancêtres étaient des idiots, des incapables et des imbéciles pour avoir accepté il y a presque 15...
Le buron d'Algour, perché à 1.241 mètres d'altitude en pays de Salers, est un des derniers burons en activité dans le Cantal. Marie-Jo et Guy Chambon y fabriquent un salers tradition AOP qui a ...
Sauf à considérer que tout ce qui est musulman est méprisable et condamnable, le burkini est d'abord un accessoire de mode, impossible à interdire, mais commode pour attirer des voix en attisan...
Sauf à considérer que tout ce qui est musulman est méprisable et condamnable, le burkini est d'abord un accessoire de mode, impossible à interdire, mais commode pour attirer des voix en attisan...
De droite ou de gauche, la primaire est un moyen commode de civiliser le choix, forcément cornélien, d'un candidat. Mais la méthode a des conséquences que l'on ne soupçonne pas. ( AFP ) 1) Ell...
En règle générale, nos villes, nos rues et nos marchés sont sales, et surtout envahis de cohortes mendiantes ! A qui la faute ? Il est, certes, évident et on ne peut l'ignorer, que la fermetur...
Autoritarisme, népotisme... les élus FN des quartiers nord de Marseille désertent. En cause, les mauvaises manières du maire lepéniste Stéphane Ravier.
Ceux qui tuent aujourd'hui au nom de l'islam sont ignorants de leur propre passé, coupés de leur mémoire. C'est ce que mon père ne cessait de démontrer, confondant les faux dévots et les imam...
68% des agriculteurs s'intéressent à l'élection présidentielle de 2017. Pour qui voteront-ils? Font-ils les mêmes choix que l'ensemble des Français? Réponses avec le Baromètre agricole Terr...
En règle générale, nos villes, nos rues et nos marchés sont sales, et surtout envahis de cohortes mendiantes ! A qui la faute ? Il est, certes, évident et on ne peut l'ignorer, que la fermetur...
A mi-chemin entre Cannes et Nice, Antibes est la seule ville de la Côte d'Azur où des tenues "respectueuses de la laïcité" ne sont pas exigées sur les plages. Proche d'Alain Juppé, le maire L...
" Nous avons déposé une plainte contre X pour abus de confiance au parquet de Paris jeudi après-midi ", a déclaré un porte-parole du constructeur naval militaire. Dans la foulée, le parquet a...
Résumons cette présidentielle telle qu'elle se profile à l'automne 2016, il y a deux candidats dont les Français ne veulent plus : François Hollande et Nicolas Sarkozy. Il y en a aussi deux qu...
Michel Butor, geboren am 14. September 1926 in der Nähe von Lille, starb am 24. August 2016 in Contamine-sur-Arve Foto: Ulf Andersen/Getty Images Was, der lebte noch? Nathalie Sarraute, Claude ...
A partir des données de l'INSEE, un contributeur du site Slate a créé une carte des plus grandes zones inhabitées de France, département par département. En Auvergne, pays de grands espaces, ...
Trotz aller Werbekampagnen muss Bekleidung für die meisten deutschen Männer vor allem zwei Ansprüchen genügen: Praktisch soll sie sein und wenig kosten. Insofern ist es unwahrscheinlich, dass d...
Culture - Loisirs Par Juliette Micheneau, France Bleu Pays d'Auvergne Après la découverte, l'an dernier, de la porte principale de Gergovie, ce nouvel été de fouilles a révélé une place cent...
A chaque élection, cela ne manque pas. On craint le risque d'un vote de pur rejet ou on constate qu'il a eu lieu en déplorant le défaut d'adhésion positive. Pour 2017, nous avons déjà l'un de...
Une enquête de l'ONU a établi que l'armée syrienne avait mené au moins deux attaques chimiques en Syrie et que le groupe Etat islamique avait utilisé du gaz moutarde, selon un rapport que l'AF...
EXCLUSIF - Dans un entretien à paraître vendredi, le candidat à l'élection présidentielle de 2017 dénonce le port du burkini sur les plages et revient sur sa volonté de "suspendre" le regrou...
"Les Syriens du pape, c'est ainsi qu'on nous appelle ! Mieux vaudrait dire ses enfants, puisqu'il est pour nous comme un père ", sourit Hassan, un regard tendre jeté vers sa femme, Nour, diplôm...
Candidat déclaré à la présidentielle depuis ce lundi, Nicolas Sarkozy a enregistré le ralliement de plusieurs ténors de la droite qui disent aujourd'hui le plus grand bien de lui... alors qu'...
Ce qui m'intéresse au plus haut point est de deviner les évolutions qui se dessinent dans certains parcours professionnels brillants et manifestent comme telle ou telle personnalité se sent, tou...
La quotidien de Melbourne ( Australie) The Australian a publié dans son édition du 24 août un article révélant une fuite " massive " de documents classifiés portant sur les caractéristiques ...
Alors que les premières images de femmes habillées et voilées se faisant verbaliser sur les plages - au nom d'un arrêté dit "anti-burkini" à l'application bien plus large - sont diffusées, l...
Les clichés d'une femme voilée verbalisée sur une plage de Nice ont rencontré un grand écho chez les sympathisants de l'Etat islamique, raconte à franceinfo le journaliste spécialisé dans l...
La mort d'un habitant chinois le 17 août, après une violente agression, a suscité une large mobilisation de la communauté chinoise d'Aubervilliers. Selon les associations, les personnes d'origi...
Créé en 1997, le championnat du monde de mölkky a pour la première fois quitté la Finlande, son pays natal, pour être organisé en France. Samedi et dimanche, 1.300 joueurs venus de quinze pa...
L'épicentre se trouvait à 10 km au sud-est de Norcia, une ville de la région d'Ombrie, à environ 150 km au nord-est de Rome, a précisé l'USGS, qui a assorti son communiqué d'une alerte rouge...
Le 26 juillet, Jean-Luc Aït Maamar a été touché d'une balle en pleine tête devant l'auberge de Saint-Genest (Allier) dont il était depuis peu le gérant. Depuis un mois, son unique fille Jenn...
ENTRETIEN Le président de la FNSEA, principal syndicat agricole, reconnaît que la crise laitière a des causes multiples, notamment la baisse des cours mondiaux. Ce qui n'exonère pas, selon lui ...
Les héroïnes du feuilleton de l'été sont, d'une certaine manière, des pestiférées consentantes. Vêtues de leur (désormais) célèbre burkini, elles affolent jusque dans les plus hautes sph...
Branceilles, Le Saillant et le vin paillé de Beaulieu-sur-Dordogne et Meyssac ne seront bientôt plus les seuls vignobles corréziens portant l'Indication géographique protégée. Un ambitieux pr...
Les Etats-Unis, comme plusieurs pays européens, avaient exprimé à plusieurs reprises leurs craintes de voir l'organisation Etat islamique mener des... : Les Etats-Unis, avaient exprimé à plusi...
Si Mohand Ou Mhand a célébré la femme et l'amour. Par Rachid Oulebsir 4. Défendre la femme contre le sexisme ordinaire Si Mohand célèbre la femme dans des centaines de poèmes. Dans certains,...
Ecorché vif, le cœur meurtri et l'âme aux abois, Mohand verra son père fusillé devant ses yeux incendiés par l'horreur, captif de la horde coloniale criminelle. Lui-même ne fut sauvé du pel...
La police municipale a demandé à une femme portant un simple hijab de quitter une plage cannoise ou de payer une contravention. Le maire estime que les policiers peuvent verbaliser toutes les tenues
C'est un non-événement, mais de toute première importance : le vainqueur de cette primaire a toute chance de devenir président de la République. En tout cas, la gauche, qui s'active à cultive...
A Laval, le siège de Lactalis est bloqué par des éleveurs laitiers en colère. Le prix du lait n'a jamais été aussi bas, ce qui est aussi le cas dans d'autres laiteries. Alors, pourquoi Lactal...
Nouveau métier pour une nouvelle vie. Durant une vingtaine d'années, Eric Morfeuillet a travaillé pour deux entreprises locales spécialisées dans l'aménagement paysager, notamment en tant que...
Devant le Modef des Landes, Périco Légasse appelle à l'achat responsable des consommateurs et au soutien d'une agriculture familiale et respectueuse de l'environnement. Le samedi 20 août 2016 ...
V srpnu 1968 sloužil v armádě na Ukrajině. Zpráva o plánované invazi do Československa ho velmi zasáhla. Gruzínský voják Micho Morčiladze tehdy jako jediný v celém útvaru veřejně ...
Die interessanten Zeiten, die wir derzeit durchleben, in denen enorme globale Bevölkerungsbewegungen den seit mindestens 20 Jahren prognostizierten „Kampf der Kulturen" zu bestätigen scheinen ...
Das Konzept legt fest, wieviel Trinkwasser die Bürger als Vorrat besorgen sollen (Symbolbild) Foto: Getty Images/Getty Images Europe Zum ersten Mal seit dem Ende des Kalten Krieges will die ...
Martin Konvička je s průběhem akce na Staroměstském náměstí spokojen. Podle něj se nepodařilo jen pár drobností. Politici zinscenovaný příjezd Islámského státu odsoudili jako akt ...
Quoique désormais libérée, depuis mars 2016, la cité antique de Palmyre a connu la rage destructrice des djihadistes de l'Etat islamique, les pillages et les combats. Tandis que les archéologu...
À peine sorti de la clandestinité, le journal Libération publiait à sa une, le 25 août 1944, une photographie sur laquelle on peut voir, selon la légende, le préfet de police de Paris " fél...
U n appel anonyme lancé sur les réseaux sociaux donne rendez-vous ce dimanche 21 août à midi aux opposants du Birkini. L'appel circule sur les réseaux sociaux depuis trois jours, lancé par de...
Ces mouches blanches représentent actuellement une menace pour l'ensemble de l' industrie agricole de la Floride, dont le poids économique s'élève à 120 milliards de dollars par an, et de laqu...
LE SCAN POLITIQUE - Le député des Pyrénées-Atlantiques, qui a quitté le MoDem, lance son propre mouvement. Il dit être en bonne voie pour rassembler les 500 parrainages de maires. A l'ombre d...
Salzburg. "Wir leben in einem Zeitalter der Instabilität", sagt Demetrios G. Papademetriou, Vordenker des Migration Policy Institute in Washington, DC. "Krisen sind keine Ausnahme mehr, Krisen sind
Un " camp d'été décolonial ", organisé cette semaine près de Reims, est réservé aux personnes qui seraient victimes en France d'un " racisme d'État ", c'est-à-dire, selon ses organisatrice...
Fatiha Boudjahlat fustige ceux qui, dans "l'affaire du burkini" comme dans d'autres, n'ont qu'une obsession : "faire rendre gorge à l'arrogante République française." Pour elle, "le raciste est ...
Ce que cette polémique autour du burkini révèle de l'état de la société française est terrifiant. Vous rappelez le droit et vous êtes immédiatement collabo-islamique payé par les lobbys s...
L'étude du Centre international de la recherche sur le Cancer (Circ) publiée hier va-t-elle clore le débat sur un possible " effet Tchernobyl " en France ? Selon cette étude, l'épidémie de ca...
"Wenn Du nach Shanghai schreibst, sie sollen sich unbedingt bei mir melden." Mit dem Satz endet der letzte erhaltene Brief von Gertrud Kirsch an ihre Tochter Helga vom 27. Oktober 1941. Zwei Jahre ...
Le climat où poussent les héros est chaotique et fiévreux. Lorsque l'écroulement politique a tout anéanti, lorsque la vie est un désert de sens, le besoin d'espérer favorise la naissance des...
Bien sûr il faut avoir l'audace de ne pas tergiverser et de souligner que le burkini est tout sauf neutre, que celles qui le portent ne nous veulent pas de bien et que la France serait trop naïve à
Absam ist eine kleine Tiroler Gemeinde mit knapp 7000 Einwohnern. "Schon in meiner Kindheit", sagt Franz Fischler, Jahrgang 1946, "hat sich der Wandel vom klassischen Bauerndorf zum Industriedorf ...
Wenn Sie Österreichs größte Erfolgsgeschichte der vergangenen 40 Jahre suchen, brauchen Sie nicht weit zu gehen: einfach nur in die Küche und ein Glas Wasser aus der Leitung einschenken oder - ...
À l'heure où il apparaît un peu partout en Occident que la gouvernance des États et le débat politico-médiatique se structurent de plus en plus autour de la " guerre au crime " et d'une nouve...
"Des conflits géopolitiques sous couvert de religion" - Et si les conflits du Moyen-Orient contemporain n'étaient pas de nature religieuse ? Pour l'historien et économiste libanais Georges Corm ...
Qu'avons-nous retenu de notre histoire, d'un passé récent sombre avec son lot de désolation, de stigmatisation, de déportation... ? Pas... : Qu'avons-nous retenu de notre histoire, d'...
FIGAROVOX/ANALYSE - La rupture entre le Front al-Nosra et Al-Qaeda a eu lieu la veille de l'offensive "rebelle" à Alep. Pour Fabrice Balanche, les djihadistes souhaitent ainsi entraver le récent ...
Oslo a fait part de son intention de s'opposer au retour du Royaume-Uni dans l'AELE, ce petit cercle d'Etats qui a accès à l'Espace économique européen sans faire partie de l'Union Européenne....
Il vrille et re-vrille. Voici la nouvelle réflexion de Nicolas Sarkozy sur le droit du sol, version août 2016. Attention, elle pourrait changer à tout moment !
Comme l'a brièvement évoqué le Huffington Post Maghreb, Nicolas Sarkozy a bien rendu visite la semaine dernière au roi d'Arabie saoudite, Salmane Abdelaziz Al Saoud, actuellement en résidence ...
Wegen anhaltender Kämpfe sind im syrischen Aleppo nach Angaben des Uno-Kinderhilfswerks Unicef zwei Millionen Menschen von der Trinkwasserversorgung abgeschnitten. Die Angriffe vor rund einer Woche
Dans la France écorchée, frappée au cœur par des attentats meurtriers qui l'ensanglantent, dans un climat de surenchère politicienne, je dénonce sans cesse toute posture tendant à insinuer q...
Eine Stadt mit vielen Eigenheiten: Panorama von Berlin mit dem Fernsehturm auf dem Alexanderplatz Foto: Robert Schlesinger/picture alliance Johann Wolfgang von Goethe sagte über Berlin einst: "Es ...
Près d'une tonne de fraises est vendue par jour par la Société civile d'exploitation agricole (SCEA) Ti Fraise, en gros ou en direct, à Rédéné et à Quéven. Les acteurs de la pâtisserie et...
Redonnez-leur ce qui n'est plus présent en eux, Ils reverront le grain de la moisson s'enfermer dans l'épi Et s'agiter dans l'herbe. René Char. On devrait écouter plus souvent les poètes pour ...
La grande parade de la 46ème édition du Festival Interceltique de Lorient retransmise en direct sur France 3 ce dimanche 7 août 2016 et en replay pendant quelques jours fut cette année encore u...
Plus de quatre mois après un attentat similaire dans un parc de Lahore - qui avait fait 75 victimes - les talibans de Jamaat-ul-Ahar ont cette fois-ci visé un hôpital.
L'explosion a eu lieu au moment où des avocats et journalistes étaient rassemblés à l'hôpital, après l'assassinat d'un avocat en vue, le président de l'association du barreau de la province,...
Mis en garde à vue après l'attentat de Charlie Hebdo, Mourad Hamyd avait rapidement été relâché et avait condamné devant la presse le geste de son beau-frère, époux de sa soeur, Chérif Ko...
C'était"la" journée découverte concoctée par le programmateur du festival Claude Lebourgeois pour le public qui aimerait à se laisser surprendre par les quatre "bêtes de scènes" au menu ce s...
Die neue Bush-Generation bricht mit dem Trump-Boykott. Sowohl der Präsidentenpatriarch George H.W. Bush als auch seine Söhne, Ex-Präsident George W. Bush und der gescheiterte ...
LE CARNET DE JACQUES JULLIARD - Pour l'essayiste et historien, seul l'auteur du Journal d'un curé de campagne aurait su trouver les mots qui conviennent pour décrire l'assassinat du prêtre de ...
Le Burger est-il définitivement entré dans le patrimoine culinaire français ? ... c'est la question qui a été posée entre autres au journaliste et chroniqueur gastronomique Perico Légasse su...