Je vous propose quelques impressions de mes voyages et visites, illustrées par mes photographies. Avec pour toile de fond : l'Histoire.
10 Février 2013
Tout au long de sa carrière Jean-Pierre Coffe aura eu le mérite de redonner du goût au goût ... je veux dire qu'il aura redonné aux Français le goût de faire de la cuisine. Je sais qu'en écrivant cela je suis quelque peu optimiste ! Il aura eu au moins le mérite de leur dire pour manger bon il n'est pas obligatoire de vider son porte-monnaie. On peut se nourrir bon, beau et pas cher. Ceci à condition d'accepter de passer derrière le piano ! Coffe comme d'autres avant lui a compris qu'il fallait intégrer le monde médiatique pour transmettre le message pour le meilleur et pour le pire.
Et le pire Jean-Pierre Coffe n'a pas su l'éviter. Je ne vais pas lui reprocher d'avoir utilisé pendant des années Vivement Dimanche, son canapé rouge et la complaisance de Michel Drucker. Coffe a été magnifique dans son rôle de pourfendeur de la malbouffe allant même jusqu'à alerter les pouvoirs publics sur des anomalies pour employer un doux euphémisme ! On sait que depuis des années la tradition culinaire française est en régression. Il ne s'agit pas sous mon clavier de regretter le temps passé avec des accents nationalistes mais il faut simplement observer et constater une régression constante. Y compris, et surtout, dans des régions traditionnellement "protégées".
Oui Jean-Pierre Coffe a encouragé le meilleur mais n'a pas su éviter le pire en s'inclinant devant un système qu'il a dénoncé pendant toute sa carrière. Ce ne sont pas les opposants au terroir, à la tradition bien pensée, à l'agriculture paysanne qui le regretterons. Il avait su dénoncer avec brio la malhonnêteté d'un système et de manière surprenante il a ruiné sa démonstration en "s'allongeant sur un chèque" selon l'expression retenue par Périco Légasse.