Je vous propose quelques impressions de mes voyages et visites, illustrées par mes photographies. Avec pour toile de fond : l'Histoire.
11 Mars 2012
J'apprécie beaucoup Daniel Martin* notamment pour son engagement pour défendre la cause d'Alexandre Vialatte lors de l'année Vialatte. Il publie un petit billet qui vient à point à un moment où les libraires traditionnels connaissent de nouvelles difficultés (effets de la crise, hausse de la TVA livres, concurrence). Sa réflexion est très juste, de mon point de vue : nous déplorons la disparition des "petits libraires" alors que nous nous précipitons sur les sites marchands (il cite Amazon, mais il y a aussi la Fnac, parmi d'autres ..)
Je n'ai pas la prétention de connaître les rouages du fonctionnement du métier de libraire mais étant un "consommateur" de livres régulier, lisant un ouvrage tous les deux ou trois jours (j'emploie le mot consommateur à dessein ...) je sais faire la différence entre un libraire digne de ce nom et un autre. Je devrais dire "une libraire" car beaucoup de dames s'investissent dans ce métier. En fait il n'y a plus beaucoup de libraires qui répondent à la définition posée "Mais depuis quand le livre le livre n'est-il plus entouré de conseils, d'une conversation ?" ... A Aurillac je n'en connais qu'une qui réponde à cette définition et à Salers une également (100 % à Salers !). Il suffit d'aller chez les autres ... inutile d'envisager un échange autour d'un livre, les dernières nouveautés ne sont pas connues, j'entends celles qui ne font pas l'objet d'un "battage" publicitaire. En fait ce sont des vendeurs ou vendeuses de livres. Et quand vous commandez un livre, un délai d'au moins dix jours est imposé. Il ne faut pas s'étonner que les lecteurs aillent du côté des sites marchands. Pour deux raisons : internet existe et il est là pour s'en servir, les sites marchands offrent des délais de livraison tout à fait raisonnables (en moyenne quatre jours ouvrés, voire moins en livraison express).. Je m'efforce de m'adresser en priorité à un commerçant (abus de langage !) de proximité mais j'avoue céder à la commodité du site marchand. Daniel Martin n'aborde pas un aspect essentiel, c'est la concurrence que je qualifie de déloyale des grandes surfaces qui ont des ouvrages en rayon bien avant le circuit traditionnel. Les circuits de distribution des livres sont également en cause.
Il faut s'interroger sur l'inflation des livres ; on écrit sur tout et n'importe quoi et les éditeurs ou les directeurs de collections ne prennent même pas le temps d'exiger une correction des ouvrages. Il ne s'agit pas pour moi de dire ce qui est bon ou pas, et d'établir une censure, mais on se pose des questions quand on sait la difficulté qu'il y a pour être publié ! Cette "littérature" de grande consommation, "marketisée" à outrance, fait un tort considérable aux livres de qualité. Un livre n'est pas un produit comme un autre, c'est un objet. On le lit et on le possède.... demandez-moi ... je vais vous expliquer !
* Je fais référence à Daniel Martin car il est un des rares bons professionnels de ce quotidien régional avec quelqu'un comme Daniel Ruiz dans une autre spécialité.