Je vous propose quelques impressions de mes voyages et visites, illustrées par mes photographies. Avec pour toile de fond : l'Histoire.
3 Octobre 2015
Le jour où j'ai découvert Austerlitz, 2005, le 30 novembre ! Je vous propose une rétrospective en plusieurs épisodes. Voici le premier.
Avec mon compagnon de mission, nous allions à la poste.... acheter 300 timbres ! Je crois que la jeune postière, jolie par ailleurs, doit s'en rappeler. J'ai tout essayé : l'allemand, l'anglais, le tchèque baragouiné... elle ne savait même pas lire 300 ! Je pense que si j'avais un petit homme vert ça n'aurait pas été pire.
Ce ruisseau, que certains auteurs décrivent comme un ravin, a été le lieu de furieux combats entre les Français de Davout et les Russes de Langeron.
"Le premier contact avec la bataille se fait au village de Sokolnice. C'est là que les austro-russes de Langeron et de Kienmayer se heurteront aux hommes du Maréchal Davout (3ème corps). Les Russes franchiront le Goldbach (qualifié de ravin dans les comptes-rendus !) et s'empareront du village avant d'en être rejetés. Cette manœuvre se renouvellera à plusieurs reprises. Les Français étant en infériorité numérique. ce rapport défavorable étant voulu pour créer un point de fixation et une diversion au profit de la manoeuvre décisive que l'on appellera le «saut du lion» de Soult (4ème corps). Au terme de la bataille le Corps de Davout aura rempli sa mission initiale mais aura aussi contre-attaqué. Napoléon, nous le verrons, saura faire confiance à son plus brillant tacticien en gérant le temps de la bataille depuis les hauts (Staré Vinohrady, Chapelle Saint Antoine), délaissant quelque peu son aile droite. Mais c’est vrai, la manœuvre majeure était celle de Soult, un mouvement tournant sur les arrières."
Extrait du carnet de voyage
Rien d'original sauf que le CD joue La Marche de Novembre ! Sauf que pour les deux passionnés que nous sommes c'est terrible. Je me rappelle être descendu du véhicule, il était neuf heures, et mes jambes ne m'ont pas porté.... la couche de neige était épaisse et faisait un bon matelas !
C'est ce qu'on appelle le soleil d'Austerlitz, ce n'est pas un mythe !
"J’avoue qu’à la sortie de Sokolnice, j’ai compris ce que voulait dire le Soleil d’Austerlitz. Le jeu du soleil et du brouillard, devrait-on dire. Ce jeu à deux qu’avaient vu Napoléon et ses grognards nous allions le découvrir. Le brouillard va masquer les troupes massées dans la vallée de la Litawa, le soleil éclairant les lignes russes. Et quand le brouillard se dissipera, les Russes apercevront les colonnes de Soult, mais il sera trop tard. Ce 30 novembre 2005, j’avoue que l’émotion est forte, le soleil d’Austerlitz n’est pas un mythe pour enjoliver l’Histoire !"
Extrait du carnet de voyage
Au sommet tour d'horizon et toujours le Soleil qui joue avec le brouillard !
Au Nord le glacis du plateau de Pratzen
Premier contact avec le monument du Staré Vinohrady ... depuis il y en a eu plein d'autres....en fait l'implantation est un peu plus au sud que la position géodésique, une centaine de mètres !
"Troisième étape de ce pèlerinage : le Stare Vinohrady coté à 298 mètres. Il est dit que Napoléon y vint le 2 décembre entre 11 heures 30 et 12 heures. Nous y arrivons un peu tard, le soleil commence à se coucher et le brouillard envahit la région. Un monument y est érigé depuis cette année. Il est temps encore de photographier dans de bonnes conditions, la neige nous apportant un peu de luminosité. Cette position fut enlevée par la division de Vandamme (corps Soult) et c'est là que plus tard Rapp présenta à l'Empereur les drapeaux pris au cours de la bataille (œuvre de Gérard). La photographie illustre bien à nouveau le propos : ce soleil d'Austerlitz dont me parlait ma grand-mère, est là-bas timide, baignant le sommet du plateau du Pratzen. Nous reprenons la carte et nous constatons que les lignes françaises d'alors sont protégées par un bas plafond brumeux alors que dans le lointain les lignes des austro-russes sont éclairées."
Extrait du canet de voyage
Observez bien le changement de temps... soleil, brouillard... il faut relire l'Histoire ! Mais surtout pas la refaire !
Le tertre du Zuran
"Le brouillard jouant avec le soleil nous quittons la cote 298 en direction du Zuran. Nous y arrivons alors que le soleil éblouit le site. Nous remontons à pied depuis la route de Slapanice pour mieux nous imprégner du site. Le paysage s'offre à nous pour découvrir les positions de départ de la Garde Impériale du modeste mais déterminé Bessières, des Corps de Bernadotte et de Murat, plus loin vers le sud-est nous devinons les positions des divisions Vandamme et Saint-Hilaire, celles qui vont porter le choc sur le Stare Vinohrady par le nord-ouest."
Extrait du carnet de voyage
/image%2F0998756%2F20140507%2Fob_0632d7_08a2863-640px.jpg)
Tertre du Zuran - Les promenades de Bergisel
Ce lieu historique fait partie de mes étapes incontournables qu'il pleuve, qu'il neige, qu'il vente, que le soleil grille les blés ... arrêt obligatoire ... on y fait parfois des rencontres ...
En 2014, au printemps !
Un témoignage :
"Eh bien moi, je me souviendrai toujours du lever des couleurs sur le tertre de Zuran , le matin du 2 décembre 1995... Nous y étions allés, mon camarade et moi, pour tâcher de voir le soleil apparaître sur le champ de bataille ! Mais la brume ne se levait pas. Un peu avant 9 heures, des Tchèques sont arrivés pour hisser les drapeaux français, autrichiens et russes. Suspicieux à notre égard, ils nous ont demandé dans un mauvais anglais qui nous étions... Dès que notre qualité de Français a été déclinée, un large sourire a illuminé leurs visages. Au garde à vous, ils ont alors hissé les couleurs françaises et -à notre grande surprise- ont chanté la marseillaise en notre compagnie. C'est peu de dire que nous étions émus !
Ensuite, ils ont hissé les autres couleurs, comme si cela n'avait pas d'importance, avant de repartir, non sans nous avoir serré vivement la main. Inutile d'ajouter que nous étions extrêmement fiers et ravis de cette scène à laquelle nous ne nous attendions pas..."
La nuit arrive très vite à cette saison-là ! Vers 16 heures. Nous terminons notre première prise de contact à Vyškov. Nous avons envie de tout regarder d'un coup mais nous devons revenir en Autriche à Poysdorf !